La Bourse de Paris avance timidement ce mardi, manquant d'élan en raison de l'absence de signaux positifs quant à une désescalade au Moyen-Orient. Parallèlement, les retombées de l'augmentation des prix de l'énergie commencent à se faire sentir sur l'inflation européenne.
À 9H30 (heure de Paris), le CAC 40 enregistrait une hausse de 0,31% à 7.796,51 points, soit une hausse de 25,07 points. La veille, cet indice phare avait gagné 0,92% après deux jours de baisse consécutifs.
"Le brouillard de la guerre persiste en Bourse", explique Christopher Dembik, conseiller en investissement chez Pictet AM.
Selon le Wall Street Journal, Donald Trump aurait signifié à ses conseillers son intérêt pour une réduction de l'engagement militaire, en considérant que la tentative de réouverture du détroit d'Ormuz pourrait prolonger le conflit au-delà de son calendrier prévu de quatre à six semaines.
Le rapport indique que Washington cherche à obtenir, par voie diplomatique, de Téhéran la levée des blocages sur cette importante route maritime, par où transite environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Cette attitude représente "un ton qui s'assouplit", souligne Andreas Lipkow, analyste chez CMC Markets. Ces informations ont eu un effet apaisant sur les prix du pétrole, qui avaient connu une hausse notable la dernière séance.
À 09H30, le baril de Brent se stabilisait à 107,47 dollars (+0,07%) alors que le West Texas Intermediate montait à 103,37 dollars (+0,48%).
Cependant, tant qu'aucun avancement significatif vers la paix n'est constaté, toute accalmie restera fragile, avertit Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank.
Les prix du pétrole connaissent un envol depuis le début du conflit, conséquence directe de la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz. Avant le déclenchement des hostilités, le baril était autour de 60 dollars.
L'inflation en hausse
Les investisseurs surveillent de près plusieurs indicateurs d'inflation pour la zone euro, qui fourniront un aperçu des répercussions de l'augmentation des prix de l'énergie sur l'inflation en Europe.
En France, le chiffre de l'inflation a grimpé de 1,7% sur un an en mars, en hausse par rapport à 0,9% en février.
Les résultats pour l'ensemble de la zone euro, attendus vers 11H00, seront particulièrement scrutés par les Analystes.
L'éventualité d'un retour à l'inflation en Europe a entraîné une montée en flèche des taux d'intérêt des dettes souveraines dans la zone euro cette semaine.
Le taux d'intérêt de la dette française à dix ans a atteint 3,76% lundi, stable par rapport à la veille, mais en forte hausse par rapport aux 3,20% d'avant le conflit. Ce taux a d'ailleurs dépassé des records datant de 2009 la semaine dernière.
Des pertes pour Casino
Le distributeur, qui regroupe plusieurs enseignes (Casino, Monoprix, Franprix, Naturalia, Vival, Spar et CDiscount), a annoncé une perte nette de 402 millions d'euros pour 2025, en hausse de 36,4% comparée à l'année précédente.
Philippe Palazzi, le directeur général, souligne que malgré ces pertes, "une nette progression de la rentabilité" a été observée à la suite d'une intense transformation. L'Ebitda ajusté a atteint 655 millions d'euros, un saut de 13,7% par rapport à l'an passé.
En Bourse, l'action Casino chutait de 4,60% pour s'établir à 0,16 euro.







