L’eurodéputée Rima Hassan a exprimé ce vendredi ses préoccupations face à un « harcèlement judiciaire » qu’elle subit après avoir été entendue par la police dans le cadre d’une enquête distincte. Ce dernier volet s’ajoute à ses précédents soucis, notamment des accusations d'apologie du terrorisme qui avaient entraîné sa garde à vue.
« Je fais l’objet d’un véritable harcèlement judiciaire et politique uniquement en raison de mes opinions », a affirmé Hassan lors d’une conférence de presse, ajoutant que cette dynamique avait commencé dès ses débuts en politique. Elle a également critiqué les nombreuses fausses informations qui circulent à son sujet, relayées par divers médias avant qu’elle ait l’opportunité de répondre.
Le parquet de Paris a rapporté que Rima Hassan était impliquée dans seize procédures judiciaires déjà traitées par le pôle national de lutte contre la haine en ligne. Sur celles-ci, treize ont été classées sans suite, tandis que les autres sont toujours en cours, ajoutant un contexte lourd à sa situation actuelle.
Ses auditions auprès de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) sont liées à des plaintes déposées par plusieurs organisations, y compris des associations juives. Cette situation ne semble pas s’arranger, et son avocat, Vincent Brengarth, a demandé une enquête sur les fuites concernant les faits reprochés.
Parallèlement, Rima Hassan a été confrontée à des substances potentiellement illégales découvertes lors de sa garde à vue, qu’elle a qualifiées d’utilisation à des fins médicales. Ces évolutions complicent encore davantage sa situation juridique.
Réactions politiques et institutionnelles
La réaction politique a été vive, notamment au sein de La France Insoumise (LFI), dont Jean-Luc Mélenchon a qualifié cette situation de « police politique ». Manon Aubry a également dénoncé le harcèlement judiciaire dont fait l'objet Hassan, pointant du doigt les implications politiques de cette affaire.
Sur les réseaux sociaux, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a défendu le signalement de Hassan, affirmant que son tweet comportant des références controversées justifiait une intervention judiciaire. Pour lui, « il n’y a pas d’acharnement », bien que cette situation soulève des interrogations sur la liberté d’expression et les limites de la critique politique.
Alors que l’affaire progresse, les observateurs rivent leur attention sur l’éventuel impact de ces accusations sur l’image de Hassan et de son parti, tout en soulevant des débats sur la liberté d’expression dans le discours politique contemporain.







