Depuis quelques jours, Bally Bagayoko, le nouveau maire LFI de Saint-Denis, ne cesse d'attirer l'attention. À l'occasion d'un rassemblement contre le racisme, des voix se sont élevées pour le comparer à Barack Obama, suscitant un débat intense. Anne-Sophie Lapix sur M6 a même qualifié Bagayoko d'"Obama français", une comparaison reprise par l'écrivain Mahir Gaven sur France 5.
Cependant, ce rapprochement a provoqué des réactions négatives sur les réseaux sociaux. Sébastien Jallamion, ancien policier, a exprimé son indignation sur X, affirmant qu'il y avait autant de similitudes entre Bagayoko et Obama que entre "un pneu et un plat de choucroute". Il s'est demandé si cette manière de juger n'était pas une forme de racisme, soulevant ainsi une question cruciale sur la perception des personnes en fonction de leur couleur de peau.
Tous les Noirs ne se ressemblent pas
La journaliste Gabrielle Cluzel a également critiqué cette tendance à associer systématiquement les personnalités politiques de couleur à leur origine ethnique. Lors d'une émission sur Europe 1, elle a déploré que le débat public semble se réduire à cette simple dichotomie, rappelant que des figures comme Léopold Sédar Senghor n'étaient pas jugées sur la seule base de leur couleur de peau.
Du côté de La France insoumise, Nadège Abomangoli a exprimé son mécontentement sur X. Elle a souligné que chaque fois qu'un représentant non-blanc émerge dans le débat public, les comparaisons avec Barack Obama refont surface, dénonçant un biais qu'elle juge inacceptable. "Tous les Noirs ne se ressemblent pas", a-t-elle conclu, appelant à une plus grande nuance dans les analyses médiatiques.







