Huguette Bouchardeau, emblématique figure de la gauche et pionnière du féminisme politique en France, est morte ce lundi 18 mai à l'âge de 90 ans, comme l'a annoncé le Parti socialiste.
Candidate à l'élection présidentielle de 1981, elle avait obtenu 1,10% des voix avant d'apporter son soutien à François Mitterrand au second tour. Née le 1er juin 1935 à Saint-Étienne, elle est la première femme à diriger un parti politique en France, le Parti socialiste unifié (PSU), à partir de 1979, aujourd'hui dissous.
Militante engagée, elle a occupé plusieurs postes au gouvernement, notamment celui de secrétaire d'État puis de ministre de l'Environnement en 1984. En tant que députée du Doubs entre 1986 et 1993, son combat pour les droits des femmes l'a notamment amenée à fonder l'un des premiers centres d'études féministes universitaires, le CLEF.
Un pilier de la lutte pour le droit à l'IVG
Sa détermination en faveur des droits des femmes lui a valu d'être qualifiée par le Parti socialiste de "fer de lance" de la lutte pour le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Huguette Bouchardeau avait également publié un ouvrage qui dénonçait l'exclusion des femmes de la sphère publique, marquant ainsi son empreinte dans l'histoire sociale française.
Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre, a rendu un vibrant hommage sur Twitter, la qualifiant d'"intellectuelle et militante inflexible ayant marqué l'histoire de la gauche et de la République par son courage". Son héritage perdure, non seulement dans les mémoires mais aussi dans les luttes qui continuent aujourd'hui, illustrant la force d'un engagement sans faille.







