Ce vendredi 22 mai, Gabriel Attal, actuel secrétaire général de Renaissance, a mis fin au suspens et a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Lors d'un déplacement dans le charmant village médiéval de Mur-de-Barrez, il a déclaré : "Oui, j'ai décidé d'être candidat à la présidence de la République."
"Je suis convaincu que nos plus belles pages sont encore à écrire. Le meilleur est devant nous," a-t-il ajouté, reflétant son optimisme pour l'avenir.
Son lancement de campagne se poursuivra avec un meeting à Paris prévu le 30 mai. Cependant, son parcours vers l'élection n'est pas sans embuches. Selon le site BFM TV, sa candidature ne fait pas l'unanimité, même au sein du cercle élargi de la macronie.
Les sondages de l'institut Elabe montrent que, malgré ses ambitions, il ne recueille actuellement que 11,5 % d'intentions de vote pour le premier tour, un chiffre insuffisant pour espérer passer au second tour. Un de ses proches a partagé avec BFM TV : "Il va monter en puissance dans sa relation avec les Français, c’est maintenant que ça se joue."
Pour peaufiner son image, Attal a récemment publié un ouvrage dans lequel il aborde son parcours personnel et des propositions ambitieuses telles que la réécriture du Code du travail. Cela suffira-t-il à lui donner l'élan nécessaire pour commencer à renverser la vapeur ?
Une compétition au centre
La situation au sein du bloc central devient complexe. Édouard Philippe, autre candidat déclaré depuis septembre dernier, semble par ailleurs conforté par les sondages qui le placent potentiellement gagnant au second tour face à Jordan Bardella. Philippe reste cependant discret sur son programme, laissant une ouverture pour Attal afin de s'affirmer dans la course.
Au sein de Renaissance, la situation est également tendue. L'ancienne Première ministre Élisabeth Borne a récemment pris ses distances du parti en créant son propre mouvement, "Bâtissons ensemble", soutenue par plusieurs ex-ministres. De plus, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a dénoncé l'initiative d'Attal, parlant d'une "aventure personnelle".Emmanuel Macron, qui a fondé Renaissance, n’a pas officiellement manifesté son soutien à Attal, entretennant des relations tendues avec son ancien protégé. Par ailleurs, Bruno Retailleau, qui a été en compétition pour la droite depuis quelques mois, propose également plusieurs initiatives, compliquant davantage le paysage concurrentiel.
Dans le camp du centre-gauche, la candidature de Raphaël Glucksmann de Place publique vient ajouter une couche supplémentaire de complexité à cette présidentielle, rendant la compétition d'autant plus intense.







