Au sixième jour de la disparition de Lyhanna, une fillette de 11 ans, le maire de Fleurance, Grégory Bobbato, a exprimé sa colère mercredi soir, déplorant le soutien limité des autorités. Son intervention survient alors que des critiques fusent à l'encontre des gendarmes impliqués dans l'enquête.
Bobbato a dénoncé le traitement réservé aux forces de l'ordre locales, rappelant que « quand des problèmes surgissent en haut de l’échelle, la réaction des décideurs est souvent de s’en prendre aux têtes visibles, au lieu d’aborder les causes profondes ».
Il a pointé du doigt le système « lent » et « bureaucratique » qui, selon lui, écrase les victimes. « Elles souffrent deux fois : d’abord des criminels, puis d’une justice qui ne fonctionne pas comme elle le devrait », a-t-il indiqué, soulignant ainsi le besoin d’une réforme structurelle.
Manque de soutien de l'État
Le maire a exprimé son désarroi face à l'absence de communication de la part des autorités supérieures, déclarant : « Depuis samedi, je n’ai reçu aucun appel, ni de la procureure, ni du préfet. » Il a insisté sur le fait que les gendarmes présents à Fleurance, avec le soutien d’autres élus, sont le seul rempart pour la commune face à cet isolement.
« Ces enquêtes administratives sans réel soutien aux victimes sont inacceptables », a ajouté Grégory Bobbato, appelant ses collègues maires à s’unir contre ce qu’il qualifie de « soutien de façade ». Il a aussi rappelé la détresse d'un territoire et de parents qui ont déjà perdu tant de sommeil en l'espace de six jours.
En ce qui concerne les opérations de recherche, le maire a précisé qu'il n'était pas en mesure de dire quand les renforts de gendarmerie seraient retirés, laissant planer une incertitude supplémentaire sur l’issue de cette affaire tragique.
Dans une déclaration à France 3, un spécialiste de la sécurité a exprimé sa préoccupation quant à « l’importance d'un soutien constant de l’État dans de telles situations », ajoutant que « chaque heure compte » dans la recherche d'une personne disparue.







