Le maire de Nice, Éric Ciotti, a choisi de donner le ton de son mandat en s'attaquant aux dépenses publiques. À peine installé, il a proposé une réduction de 12,7 % des indemnités des élus municipaux, suivie d'une baisse de 30 % pour ceux de la Métropole Nice Côte d’Azur, rapporte Nice-Matin. Ce plan devrait générer des économies estimées à 900 000 euros par an, mais interpelle sur l’impact réel de ces mesures sur ses propres revenus.
Au total, les économies s’élèveraient à 200 000 euros pour la baisse municipale et 700 000 euros pour la métro. L'ancien député Les Républicains, maintenant à la tête de l'UDR (Union des Droites pour la République), a même affirmé qu'il ne toucherait aucune indemnité en tant que président de la Métropole, espérant ainsi montrer l'exemple. Cependant, cette situation semble dictée par les contraintes du cumul des mandats, selon Nice-Matin.
Toujours député en raison des recours
En attendant l'issue des recours déposés par un opposant de gauche concernant son élection municipale, Éric Ciotti continue de percevoir une indemnité parlementaire de 7 637,39 euros bruts par mois. En prime, il reçoit une enveloppe de 7 238,04 euros pour couvrir ses frais de mandat, ainsi qu'une indemnité mensuelle brute de 2 939,02 euros en tant que conseiller départemental.
Une fois les recours résolus, il sera tout de même tenu de respecter le plafond légal afférent aux élus exerçant plusieurs mandats. Même en cumulant les rôles de maire, président de la Métropole et conseiller départemental, il ne pourra pas dépasser le plafond de 1,5 fois le montant de l’indemnité parlementaire de base, ce qui correspond à 8 897,93 euros, précise Nice-Matin. Mais, en réalité, le maire de Nice perçoit déjà 10 576,41 euros bruts mensuels, sans compter ses indemnités parlementaires.
Rémunération déjà encadrée par la loi
À terme, après la fin de son mandat parlementaire, Éric Ciotti cumulera les fonctions de maire de Nice (8 046,35 euros bruts), président de la Métropole (5 960,26 euros bruts) et conseiller départemental. En théorie, ses revenus pourraient atteindre 16 945,63 euros bruts par mois, dépassant significativement le plafond légal autorisé. Cependant, la loi limitant la rémunération totale des élus en cumul de mandats l'empêchera pour de bon de dépasser 8 897,93 euros par mois, ce qui signifie que l'indemnité liée à sa présidence de la Métropole ne lui sera pas versée.
En somme, les baisses d'indemnités qu'il a fait voter à la Ville et à la Métropole n'auront donc pas d'impact sur ses revenus personnels, déjà soumis à un cadre légal strict.







