La FIFA a annoncé, ce dimanche, qu’elle levait la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun, initialement sanctionné pour un carton rouge lors du match contre la Bosnie-Herzégovine. La nouvelle permettra à Balogun de participer au cinquième tour de la Coupe du Monde contre la Belgique prévu demain, une décision qui prend tout le monde par surprise.
Selon le New York Times, c’est suite à un appel du président américain, Donald Trump, que le président de la FIFA, Gianni Infantino, a reconsidéré la suspension de Balogun. Ce manège politique est d'ailleurs qualifié d'"inhabituel" par le quotidien, soulevant des interrogations sur l'influence que pourrait avoir un président sur les décisions de la FIFA.
"Merci à la FIFA d’avoir rectifié une injustice", a tweeté Trump sur son réseau Truth Social, déjà impliqué dans la polémique, note le Wall Street Journal.
Balogun, qui a été expulsé pour avoir marché sur le défenseur Tarik Muharemovic, a été au centre d’une controverse qui remet en question l'intégrité sportive du tournoi. La FIFA a pris pour référence l'article 27 de son code disciplinaire, qui lui permet de suspendre une sanction; cependant, les détails de cette décision restent flous.
Cette situation a provoqué une levée de boucliers, notamment du côté belge. La fédération belge a exprimé son "étonnement" et envisage des recours contre cette décision. Le sélectionneur des Diables rouges, Rudi Garcia, n’a pas caché son scepticisme, déclarant, "Je ne savais pas que le 5 juillet coïncidait avec le 1er avril à la FIFA." La réaction a également été virulente sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes s'interrogent sur la transparence des décisions de la FIFA.
Des experts s'accordent à dire que ce retournement pourrait alimenter des théories de complot concernant des ingérences politiques dans le sport. Le Washington Post a également noté la possibilité d'un conflit d'intérêts entre Infantino et Trump, évoquant la réception du président américain au Bureau ovale et le Prix de la paix de la FIFA décerné à Trump l'année dernière.
"Ce revirement soudain, sans précédent dans l’histoire moderne de la Coupe du monde, a immédiatement déclenché une polémique sur l’ingérence politique et l'intégrité sportive", souligne le Wall Street Journal.
La question demeure : jusqu'où ira la politique dans le monde du sport? Dans un climat où l'équité est mise sous pression, la lumière sera-t-elle enfin faite sur les manœuvres en coulisse?







