Cent jours se sont écoulés et, d'après lui, chaque moment a été exploité jusqu'à la dernière seconde. Depuis son entrée en fonction, Thomas Cazenave a redynamisé Bordeaux. De l'éclairage des monuments à la création d'ateliers sportifs gratuits dans les parcs, son mandat se démarque par une multitude d'initiatives. Il a même engagé 20 nouveaux policiers municipaux, dont tous seront armés d'ici peu.
Cazenave a également redécoupé la ville en trente secteurs de vie, mis en séquence des plans d'amélioration et jonglé avec des dossiers délicats, comme le rachat des Girondins de Bordeaux. Il a récemment géré une canicule, et cela ne semble être que le début. Avec un coup d'œil sur l'avenir, il a délogé les socialistes de la présidence de la Métropole tout en leur offrant une forme de collaboration, un coup de maître stratégique selon les analystes.
En effet, dans une ambiance d'enthousiasme, des rencontres avec des ministres ont marqué ses premières semaines. Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur ont même annoncé des mesures de sécurité sur le perron de la mairie. Les attentes envers Cazenave sont hautes, et la réponse immédiate de son équipe est palpable.
« Il n’y a pas tromperie sur la marchandise, nous savions qui était Thomas Cazenave », a souligné un ancien adjoint, secouant les critiques vis-à-vis de son mandat.
Du côté économique, les acteurs saluent son approche directe et efficace, contrastant avec les jeux de mots à la limite de l'absurde qui gouvernaient précédemment. Une opinion partagée par Pascal Faugères, directeur de la CCI, qui voit dans ce nouveau style un atout indéniable pour la ville.
Une gestion clivante?
Cependant, face à ces premières actions, l'ancien camp écologiste a déjà qualifié ses mesures d'anecdotiques et se dresse en critique de son approche, dénonçant une certaine saturation médiatique. Selon eux, cela ne fait qu’occulter l'absence d'initiatives plus profondes. Des inquiétudes émergent également concernant l'éventuelle "orthodoxie budgétaire" de Cazenave.
La gestion de ses prédécesseurs, soulignent-ils, a laissé des stigmates que Thomas Cazenave devra examiner attentivement. En attendant, les mois à venir s'annoncent cruciaux : des choix budgétaires et des projets architecturaux sont prévus pour cet automne. Thomas Cazenave a encore bien des cartes à jouer.
Conclusion : L'énergie déployée par Thomas Cazenave au cours de ces cent jours est palpable. La ville de Bordeaux attend désormais de découvrir comment cet élan se traduira dans des mesures durables et en profondeur.







