Le député de Vendée, Stéphane Buchou, qui préside le groupe d’amitié France-Venezuela, a récemment exprimé de vives inquiétudes concernant l'ingérence des États-Unis dans la politique vénézuélienne, suite aux récents événements entourant la capture du président Nicolás Maduro. Selon lui, la situation actuelle soulève des questions sérieuses sur le respect de la souveraineté du Venezuela.
« En tant qu'ami du peuple vénézuélien, je ressens un certain soulagement pour ceux qui ont enduré une longue dictature, mais la manière dont les États-Unis interviennent m'inquiète profondément », a déclaré Buchou. En effet, depuis plus d'une décennie, un tiers des Vénézuéliens a choisi l'exil, fuissant une situation marquée par la pauvreté et la calamité économique, d'après des chiffres rapportés par Le Monde.
Le député appelle à une transition démocratique pacifique : « Les récentes élections de 2024 étaient entachées de nombreuses irrégularités, et il serait légitime de considérer le candidat de l'opposition, Edmundo González Urrutia, comme un potentiel leader pour guider le pays vers un avenir meilleur. » Ce dernier, selon des sources locales, aurait capté une proportion significative des votes, contrairement à Maduro.
La vice-présidente Delcy Rodriguez, devenue présidente par intérim, n'est pas vue comme une solution viable par Buchou, qui craint une continuité des mêmes politiques impopulaires. Il souligne qu'une telle situation pourrait aggraver l'ingérence américaine, qui souhaiterait voir un changement de régime.
« Mon inquiétude est également liée à ce que les États-Unis pourraient tenter d'imposer un pouvoir qui leur soit favorable, comme cela a été le cas dans le passé », a-t-il ajouté, faisant référence à la doctrine Monroe. Ce concept, qui rappelle l’époque où les États-Unis dictaient leur politique en Amérique Latine, semble se réactiver, selon expert en relations internationales.
« Les défis de la reconstruction au Venezuela ne doivent pas être sous-estimés », conclut-il. En appelant à l'Europe et à la France, Buchou souhaite une implication collective qui garantisse le respect des droits du peuple vénézuélien et son autodétermination.







