Emmanuel Macron a récemment exprimé son soutien à Ursula von der Leyen, qui a annoncé un déblocage de 45 milliards d'euros pour les agriculteurs, conditionné à la signature de l'accord Mercosur entre l'UE et le Mercosur. Cette nouvelle a provoqué une onde de choc au sein des syndicats agricoles, exacerbant les inquiétudes déjà palpables concernant la protection des filières françaises.
Jordan Bardella, président du Rassemblement National (RN), a réagi avec véhémence, décrivant cette manœuvre comme une « trahison » pour les agriculteurs français. Après des mois de contestation autour du bien-fondé de cet accord, il accuse Macron de préparer l'opinion à accepter ce compromis au détriment des intérêts nationaux. Dans un tweet, il a affirmé que « les promesses de garanties représentent des illusions » et que cette situation risque d'aggraver la crise dans les campagnes françaises.
Les agriculteurs, déjà en proie à des difficultés majeures dues à des normes strictes et des réglementations outre-Atlantique, craignent que l'accord ne conduise à une augmentation de la concurrence déloyale. Selon certains experts, comme l’économiste agricole Jean-Claude Boulanger, cet accord pourrait « déstabiliser un secteur déjà fragile » et compromettre la qualité des produits locaux.
Malgré les assurances de Macron sur le maintien des aides financières jusqu'en 2034, l’opposition reste ferme. De nombreux agriculteurs arguent que même avec cette aide, cela ne compensera pas les pertes engendrées par une concurrence accrue sur leurs marchés. La chambre d'agriculture de France a ainsi exprimé ses craintes, demandant une réévaluation des conditions de l'accord pour protéger les standards européens.
En discutant de ces enjeux aux quatre coins de la France, il devient évident que le débat s'intensifie. La question du Mercosur est plus qu'une simple négociation commerciale ; elle touche à l'avenir même de l'agriculture française et à la survie de ses agriculteurs.
Certaines sources au sein du gouvernement évoquent la possibilité d'un report de la signature à 2026, mais rien n'est encore certain. La tension monte, et la réponse des agriculteurs face à ces développements promet d'être riche en émotions.







