Dans une décision qui risque de créer des tensions au sein du Parti Socialiste, Frédéric Monteil, directeur de cabinet de la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, a annoncé ce lundi son ralliement à la liste emmenée par Agnès Langevine et Annabelle Brunet. Ce mouvement intervient alors qu'il faisait partie de la liste "Perpignan Autrement" dirigée par Mathias Blanc, un autre membre du PS.
Bien que cette évolution ait été attendue, elle n’en reste pas moins source potentielle de dissensions au sein de la gauche locale. Monteil a justifié son choix par la nécessité d’unir leurs forces pour contrecarrer le maire sortant, Louis Aliot, considérant que "l'enjeu n'est pas personnel mais plutôt de sauver cette ville de l'ornière". Il a exprimé sa conviction que Langevine et Brunet, qui ont su fédérer pour proposer une alternative aux Perpignanais, apportent un souffle nouveau au projet politique.
Malgré ces intentions de rassemblement, le climat reste tendu ; plusieurs écologistes ont également annoncé leur adhésion à la liste "Plus Forts pour Perpignan". En réaction à ce départ, Olivier Roméro, bras droit de Blanc, a minimisé la situation, indiquant que Monteil n'a "jamais fait campagne à nos côtés" et qualifiant son départ d'épisode sans impact significatif.
Il a ajouté : "Si M. Monteil cherche un petit moment d'existence politique en dehors des bureaux, grand bien lui fasse !"
À l’approche des élections municipales de 2026, le paysage se complexifie pour la gauche, qui devra probablement composer avec trois listes distinctes, dont celle de Mickael Idrac, représentant des Insoumis, qui propose "Perpignan, changez d'air".







