Le Premier ministre Sébastien Lecornu a souligné, lors d'un entretien avec la presse régionale, sa volonté de lancer une nouvelle phase de décentralisation, comme il l'avait promis à son entrée en fonction en septembre 2025. Plusieurs élus, dont Dominique Le Mèner, président du conseil départemental de la Sarthe, lui ont remis leurs réflexions pour nourrir ce projet.
Dans cet échange, Lecornu a rappelé que des propositions concrètes seront présentées après les prochaines élections municipales. Ces reformes incluront des clarifications sur les compétences des collectivités, souvent perçues comme floues par les élus locaux. "Il s’agit d’une opportunité majeure pour redonner sens et cohérence à l’action publique locale", a déclaré Le Mèner, soulignant l'importance des avis partagés pour enrichir le débat autour de la décentralisation.
Les enjeux de cette réforme touchent également la fiscalité et la gestion des lycées, un sujet de préoccupation pour de nombreux élus locaux. Par ailleurs, un récent rapport du Groupe de travail sur la décentralisation a alerté sur la nécessité de clarifier les rôles entre l'État et les collectivités. Les experts s'accordent à dire qu'une décentralisation bien pensée pourrait non seulement améliorer l'efficacité de l'administration locale, mais également renforcer les liens entre citoyens et élus.
À travers cette initiative, le gouvernement espère réaffirmer son engagement envers les territoires, tout en apportant des réponses tangibles aux défis locaux. Alors que la France se trouve à un carrefour, cette démarche pourrait redéfinir les relations entre l'État central et les collectivités territoriales, créant ainsi un cadre plus réactif et adapté aux besoins des citoyens.







