Originaire des États-Unis dans les années 80, le terme « écoterrorisme » désigne les actes parfois extrêmes de militants écologistes. Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, a évoqué ce sujet en octobre 2022 lors de violents affrontements entre forces de l’ordre et activistes opposés au projet de méga-bassines à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres.
Ce mouvement de contestation, porté par le collectif Soulèvements de la terre, a été dissous par le gouvernement, bien que cette décision ait finalement été invalidée par le Conseil d'État en novembre 2023. Trois ans plus tard, le documentaire Soulèvements de Thomas Lacoste, sorti le 11 février 2026, vise à « déconstruire l’image de l’écoterrorisme » à travers les récits des militants. Mais que recouvre réellement ce terme ?
Si le mot est devenu populaire dans les années 80, il fait référence à des groupes américains comme l’Earth Liberation Front (ELF) ou l’Animal Liberation Front (ALF), qui mènent des actions directes contre des entreprises accusées de déforestations, de pollution ou de maltraitance animale. En effet, l’écoterrorisme implique des actes de désobéissance civile, parfois violents, allant jusqu’à l’incendie de bâtiments ou le sabotage, pour attirer l’attention sur des atteintes à l’environnement.
Ce phénomène ne s'inscrit pas dans un cadre juridique précis et n'est pas spécifiquement mentionné dans le Code pénal français. En effet, le concept d'écoterrorisme suscite de vives controverses. Cette terminologie est souvent jugée comme un moyen de stigmatiser les militants écologistes, avec certains accusant les autorités d'instrumentaliser ce terme pour justifier des répressions. À l'inverse, d'autres soutiennent que cela permet de qualifier et de sanctionner des comportements criminels parmi des actions destinées à défendre l'environnement.
En somme, l'écoterrorisme pose un débat crucial sur la radicalité des actions militantes en faveur de l'écologie et la perception qu’en a la société. Selon des experts, « la ligne entre activisme et terrorisme peut être floue, mais l’urgence climatique nécessite une attention maximale. » Ainsi, la question se pose : jusqu’où peut-on aller pour défendre notre planète ?







