Les États généraux du gaspillage alimentaire ont récemment plaidé pour une modification des réglementations européennes afin de supprimer les dates limites de consommation (DDM) sur certains produits comme les pâtes et le riz. Cette initiative, présentée par le député Guillaume Garot, vise à réduire le gaspillage alimentaire qui coûte chaque année à chaque Français environ 135 euros de nourriture encore consommable.
« Il existe des aliments secs avec une longue durée de conservation, tels que les pâtes et le riz. Nous devons abolir les DDM sur ces produits », a déclaré Guillaume Garot, lors de la présentation des résultats des travaux menés sur un an. Le député a également souligné que certaines denrées, comme le sucre, le vinaigre ou le gros sel, ne portent pas de dates, ce qui pourrait servir de modèle pour d'autres aliments du quotidien.
« Cela changera véritablement la donne pour les consommateurs », a-t-il ajouté, en faisant appel à une mobilisation générale parmi les acteurs de la grande distribution, de l'agriculture et de la restauration. Les États généraux ont également dévoilé un « Agenda 2030 », incluant plusieurs propositions destinées à combattre le gaspillage, qui seront mises en avant dans une prochaine proposition de loi.
L'accueil de cette initiative par Émilie Tafournel, directrice qualité à la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD), a été positif. Elle a affirmé : « Il n'y a aucun risque sanitaire, la priorité demeure sur cette question ». Parmi d'autres recommandations, l'éducation alimentaire à l'école, une semaine annuelle de lutte contre le gaspillage, et la création d'une plateforme numérique dédiée à la lutte contre le gaspillage alimentaire ont été mises en avant.
Le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a par ailleurs annoncé l'extension, dans les douze mois, du label antigaspillage à d'autres acteurs alimentaires, renforçant ainsi les engagements pour un avenir plus durable.







