Lisette Pollet, députée du Rassemblement national (RN) dans la Drôme, a pris la décision de licencier l'un de ses assistants parlementaires en raison de publications sur les réseaux sociaux jugées contraires à ses valeurs. Jean-Philippe Tanguy, membre du RN, a également qualifié ces contenus d'"impardonnables".
Ce licenciement fait suite à un communiqué diffusé par Pollet, où elle affirme : "Cette séparation s'explique par plusieurs messages publiés sur les réseaux sociaux personnels de cet assistant, en contradiction avec les principes que je défends." Elle a précisé que ces tweets n'engagent que leur auteur, sans donner plus de détails sur leur contenu.
Cependant, des informations recueillies mercredi auprès de Jean-Philippe Tanguy, sur RTL, indiquent que les messages en question ont été publiés sur des comptes pseudonymes, ajoutant une couche de complexité à cette affaire.
L'assistant en question, Vincent Claudin, a été précédemment lié à Lyon Populaire, un groupuscule d'ultradroite faisant actuellement l'objet de discussions sur sa dissolution, selon Mediapart. Claudin aurait également pris part à une marche commémorative pour Quentin Deranque, un militant d'extrême droite récemment décédé, au cours de laquelle des saluts nazis auraient été effectués. Tanguy et Pollet ont tous deux précisé qu'il n’existe aucun lien entre cette participation et son licenciement, Tanguy affirmant que "Quentin, visiblement, était l'un de ses amis" et qu'il était donc "normal" qu'il veuille lui rendre hommage.
Tensions au sein du RN face à l'ultradroite
En dépit des tensions croissantes, Tanguy s’est voulu rassurant en affirmant qu’il n’existe « aucune connexion » entre le RN et les groupes d’ultradroite. Cependant, des révélations concernant Fernand Beauvillain, candidat RN à Pugnac, soulèvent des interrogations. Selon le site Les Jours, Beauvillain aurait publié des messages racistes sur les réseaux sociaux, laissant perplexes certains observateurs du parti. Tanguy a reconnu ne pas être informé de cette affaire mais a indiqué qu'elle serait examinée.
Beauvillain, également soutenu par l'Union des droites pour la République (UDR), a quant à lui minimisé ses publications, les qualifiant de "maladroites" ou de "mal interprétées", tout en précisant que certaines relèvent de l'humour.
Avec ces événements récents, le Rassemblement national se trouve à un carrefour délicat, provoquant un débat sur ses valeurs et d’éventuelles affinités avec l’ultradroite, positionnant ainsi Pollet et Tanguy sur la sellette.







