Le militaire de 42 ans, promu au grade de major à titre posthume, a été tué par un drone Shahed la semaine dernière alors qu'il était stationné dans une base du Kurdistan irakien. Sa mort a marqué un tournant pour l'armée française, devenant la première victime française depuis le début du conflit en cours.
Arnaud Frion, un adjudant-chef respecté, avait été déployé en Irak fin janvier au sein d'une coalition internationale luttant contre le djihadisme. Son hommage national se déroulera mardi matin à la caserne du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, sa base d'attache, où une profonde tristesse règne depuis l'annonce de sa disparition. La cérémonie sera présidée par Catherine Vautrin, ministre des Armées, en présence du chef d’état-major de l'armée de terre, Pierre Schill.
Le Kurdistan irakien visé par des factions pro-iraniennes
Selon une source proche du palais présidentiel citée par le Parisien, Emmanuel Macron prévoit de rencontrer la veuve d'Arnaud Frion, ainsi que leur fils âgé de 6 ans, pour lui apporter son soutien en cette période difficile. Le Président prendra également le temps de s'entretenir avec les six frères d’armes blessés lors de la même attaque qui a coûté la vie à Frion.
Des rapports de l'Agence France-Presse ont confirmé que le Kurdistan irakien, en particulier la région d'Erbil, a été la cible d'attaques répétées attribuées à des factions pro-iraniennes, ces dernières visant principalement les installations militaires américaines. Heureusement, la plupart de ces attaques ont été interceptées par les systèmes de défense antiaérienne, mais elles témoignent de la tension croissante dans la région.







