Gabriel Attal semble de plus en plus se diriger vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027. Le Conseil national de Renaissance a, sans grande surprise, appelé à sa déclaration officielle. Cette décision survient une semaine après la démission d'Élisabeth Borne de la présidence du parti.
Lors de la réunion du Conseil national, qui agit comme le « parlement du parti », une motion a été adoptée avec 221 voix pour, représentant 91 % des suffrages, contre 22 voix pour une primaire interne, tandis que 10 membres se sont abstenus. Selon Le Parisien, cette assemblée était exceptionnellement présidée par l'eurodéputée Fabienne Keller. Élisabeth Borne, mue par des désaccords sur la ligne politique d'Attal, a indiqué qu'elle ne se retrouvait pas dans les orientations discutées.
Cette motion pave ainsi la voie à Attal, qui a jusqu'au 1er octobre pour officialiser sa candidature, laquelle sera validée auprès des adhérents lors d'un vote à venir. Déjà engagé dans la campagne depuis la sortie de son livre à la fin d'avril, Attal multiplie les événements publics, incluant un meeting à Paris prévu pour le 30 mai.
Dans le même temps, Édouard Philippe, ancien Premier ministre et concurrent potentiel, a confirmé sa propre candidature à l'Élysée, revendiquant une perspective de rassemblement entre les différentes forces politiques. Il a récemment rassemblé son équipe à Reims et prévoit une réunion publique à Paris en juillet.
Les observateurs politiques, tels que l'analyste Jean-Michel Léonard, soulignent que la dynamique actuelle à Renaissance pourrait offrir à Attal une opportunité unique. « Son soutien au sein du parti est fort, mais il devra naviguer habilement entre ses ambitions personnelles et les attentes des électeurs », a-t-il déclaré dans une interview à France Info.
Alors que les élections de 2027 approchent, Attal semble prêt à intensifier sa présence sur la scène politique française, tout en gardant un œil sur ses adversaires et sur l’évolution des débats internes.







