Pour la première fois, la consommation de bière dépasse celle du vin en France, marquant un changement radical dans les préférences des Français. Avec une augmentation de 10 millions de litres, les nouvelles données de l'Organisation internationale de la vigne et du vin soulignent une baisse significative de la consommation de vin, qui a chuté de 3 % en 2025, atteignant son niveau le plus bas en sept décennies.
Ce phénomène n'est pas simplement attribué à une montée en flèche de la consommation de bière, mais plutôt à un recul marqué du vin, souvent perçu comme plus formel. Selon une consommatrice interviewée par RTL, "Je bois plus de bière que de vin. J'adore le vin, mais préférablement en dehors des repas. La bière, c'est plus festif et convivial, surtout en étant dehors entre amis." Cette évolution des goûts reflète un changement sociétal plus large.
Le vin rouge, en particulier, subit le contrecoup d'une consommation jugée trop forte, d'un réchauffement climatique affectant les récoltes, et d'une structure familiale en mutation. La tendance croissante vers des repas informels tels que les apéritifs dînatoires ou la livraison de plats réduit encore son attrait.
À l'occasion de cette nouvelle ère pour les boissons alcoolisées, il apparaît clairement que les habitudes des consommateurs évoluent pour privilégier des moments de convivialité et de décontraction, imprégnés de légèreté. Ce constat appelle à une réflexion sur l'industrie viticole en France, qui devra peut-être se réinventer pour rester pertinente dans le paysage moderne des veillées.







