Le taux de chômage a grimpé de 0,2 % au premier trimestre 2026, atteignant 8,1 %, selon l'Insee, un niveau jamais vu depuis cinq ans.
Mercredi 13 mai, l’Institut national de la statistique (Insee) a rapporté que le taux de chômage en France a franchi la barre des 8,1 % au premier trimestre 2026. Cela représente une augmentation de 0,7 point par rapport à l'année précédente, marquant un tournant préoccupant pour l'économie française. Il n’était pas aussi haut depuis cinq ans.
Selon l’Insee, 68 000 personnes supplémentaires se sont inscrites sur les listes des demandeurs d'emploi, portant le nombre total à 2,6 millions, dont 1,4 million d'hommes et 1,2 million de femmes. Ce phénomène touche différentes catégories d'âge, soulignant une crise de l'emploi plus profonde.
Le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans a légèrement baissé, atteignant 21,1 %, avec 19,9 % chez les jeunes hommes et 22,6 % chez les jeunes femmes. Cependant, la situation est moins rose pour les 25-49 ans, où le taux a grimpé à 7,3 %.
Un objectif de 5 % d'ici 2027, un rêve lointain ?
Face à cette situation alarmante, l’Insee a souligné que la récente loi favorisant le plein emploi, mise en place en janvier 2025, a contribué pour près de la moitié à cette hausse, en intégrant de nombreux bénéficiaires du RSA parmi les demandeurs d'emploi. Cité par le Figaro, un économiste a déclaré : « Avec une telle tendance, l'objectif d'Emmanuel Macron de ramener le taux de chômage à 5 % d'ici la fin de son mandat semble de plus en plus illusoire ». Un défi auquel le gouvernement devra faire face tout en prenant en compte la réalité du marché du travail.
En plus des 2,6 millions de chômeurs, l’Insee mentionne 1,8 million de personnes qui souhaitent un emploi mais ne sont pas considérées comme chômeurs en raison de leur disponibilité. Malgré une légère baisse de ce groupe, la situation reste préoccupante. Selon les experts, cette dynamique nécessite des solutions novatrices pour répondre aux besoins croissants du marché.







