Le 1er mai, Donald Trump a décrété l'arrêt du financement fédéral pour NPR et PBS, accusant ces réseaux de partialité en faveur de la gauche. Un juge fédéral américain a pourtant décidé, mardi, de bloquer cette décision, la qualifiant d'inapplicable et contraire au premier amendement de la Constitution.
Ce décret, suivi par une coupure de 1,1 milliard de dollars au financement de la Corporation for Public Broadcasting, a suscité de vives réactions. Le juge Randolph Moss, du district de Columbia, a affirmé que le gouvernement ne peut pas priver des médias de financement en raison de leur ligne éditoriale, même s'il peut choisir ses soutiens financiers.
Une ligne rouge pour la liberté d'expression
Dans sa décision, le juge Moss souligne que le premier amendement trace une ligne que le gouvernement ne peut franchir : utiliser l'argent des contribuables pour punir une expression qu'il désapprouve. Le message de Trump, selon lui, était on ne peut plus clair — une volonté d’écarter NPR et PBS du financement fédéral à cause de leurs critiques.
Plus de 40 millions d'Américains écoutent NPR chaque semaine, tandis que 36 millions regardent PBS chaque mois, a rapporté ces médias.
Un bras de fer autour des médias
La réaction de la Maison Blanche ne s’est pas fait attendre. Abigail Jackson, porte-parole de Trump, a qualifié la décision de "ridicule", arguant que NPR et PBS n’avaient pas droit aux fonds publics. En revanche, Katherine Maher, directrice de NPR, s’est exprimée en faveur de la décision, affirmant qu'elle réaffirme les droits d’une presse libre et indépendante. La représentante de PBS, quant à elle, a souligné que cette décision met en lumière une discrimination fondée sur des opinions.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'engage résolument dans un combat contre les médias qu'il juge hostiles, utilisant des mesures économiques, politiques et légales pour mener sa lutte. La saga autour du financement des médias publics américains ne semble pas près de se terminer.







