L’évolution géopolitique mondiale, marquée par un retour aux conflits en Europe, met en évidence l'importance de la souveraineté nationale, notamment dans le secteur de la défense. Face à ces enjeux, la Nouvelle-Aquitaine voit naître une véritable stratégie, touchant à l’organisation et à la vision des industries de défense et de leurs filières de formation. La filière aéronautique, spatiale, défense (ASD) dans la région crée environ 40 000 emplois, ancrés dans plus de 550 établissements industriels, allant de grandes entreprises aux PME (source : Sud Ouest).
Ce climat de désordre mondial souligne une caractéristique régionale unique : la présence d’un écosystème dynamique dédié à la recherche, à l’innovation, et à la formation. Les pôles de compétitivité tels qu’Aerospace Valley et Bordeaux Technowest, ainsi que des initiatives comme l’Aérocampus, sont essentiels pour répondre aux besoins d’une industrie aéronautique en pleine croissance, représentant 13 % de l’emploi national.
Partenariats renforcés
La Nouvelle-Aquitaine se positionne comme la première région en matière d’aéronautique de défense et de maintien opérationnel. Avec 45 % des activités duales (civiles et militaires) concentrées sur son territoire, le Conseil régional va prochainement voter des mesures visant à développer le nombre d’entreprises dans la base industrielle technologique régionale. « Il est crucial de soutenir ces entreprises pour suivre le rythme nécessaire à la montée en cadence de la défense », souligne Alain Rousset, président de la région (source : Sud Ouest).
Consciente que sans un engagement stratégique, la filière pourrait stagner, la région s’efforce de renforcer ses partenariats. Le protocole avec la Direction générale de l’armement, établi en 2010, sera renouvelé, tout comme celui avec l’Agence de l’innovation de défense, visant à stimuler la recherche et l’innovation au sein du ministère des Armées.
Montée en puissance
La délibération en cours inclut également le partenariat avec Naval Group, reconnu pour son expertise dans la construction navale de défense. Ce dernier possède plusieurs sites en France, y compris à Lorient pour les frégates et Cherbourg pour les sous-marins. Le site de Ruelle-sur-Touvre, spécialisé dans les systèmes électroniques et de propulsion, représente 957 emplois directs et s'apprête à augmenter sa production durant les deux prochaines décennies.
Il est important de noter que ces partenariats ne requièrent pas d'engagements financiers de la Région due à un moratoire sur les aides, mais ils nécessitent une collaboration étroite pour répondre aux exigences d’un secteur en pleine expansion.







