Alors que les révélations d'abus sexuels au sein des écoles de la capitale s'intensifient, Emmanuel Grégoire, le nouveau maire, a décidé d'agir. Vendredi dernier, il a présenté un plan ambitieux pour renforcer la sécurité dans les activités périscolaires.
Depuis janvier 2026, pas moins de 78 animateurs ont été suspendus, dont 31 en raison de suspicions de violences sexuelles. "Nous devons repenser entièrement nos pratiques avec une tolérance zéro face à ces abus," a déclaré Emmanuel Grégoire lors d'une conférence de presse.
Le maire socialiste a fait de la lutte contre les violences sexuelles une "priorité absolue" de son mandat, et a exposé ses premiers axes d'action dans un entretien accordé au Monde. Parmi les mesures proposées, la création d'une "chaîne de signalement claire et accessible, pour les agents, les parents et les enfants, dans chaque établissement scolaire".
"Il était jusqu'ici difficile de savoir qui informer en cas de problème : le directeur d'école, celui du périscolaire ou même les élus? Nous allons clarifier cette situation," a précisé le maire. Le budget prévisionnel pour ce dispositif se chiffre à environ 20 millions d'euros. Des enjeux cruciaux qui méritent une vigilance accrue, alors que des experts soulignent l'importance d'une formation appropriée pour les animateurs afin de mieux identifier et signaler les comportements douteux.







