Le 4 avril dernier, un groupe de militants de One Voice a organisé une manifestation contre le Grand Cirque Zavatta sur le marché de Mérignac, créant une atmosphère tendue entre les partisans du cirque et les manifestants. Alors que le cirque annonçait ses spectacles, les protestataires brandissaient des pancartes avec des messages tels que « Stop à l'esclavage des animaux » et « Jumbo en souffrance ».
Ce face-à-face a mis en lumière un profond fossé d'opinion. Un membre de l'équipe du cirque a exprimé son indignation, arguant que ces actions allaient éloigner les gens de leurs emplois. En réponse, un militant animaliste a plaidé pour une discussion plus apaisée, en vain.
Des accusations de maltraitance animale
Le cirque, qui a installé son chapiteau sur le parking de Mérignac Soleil, fait l'objet de vives critiques. La municipalité, de même que la direction du centre commercial, contestent la légalité de cette installation. Thierry Vay, représentant de One Voice, a déclaré : « Nous avons mobilisé nos efforts dès que nous avons appris l'arrivée du cirque. » Les inquiétudes portent sur le bien-être des animaux, notamment sur la santé de l'hippopotame Jumbo, qui serait en surpoids.
Les militants ont également lancé une pétition pour demander des comptes sur les conditions de vie des animaux exhibés, mentionnant des infractions telles que des installations non sécurisées. Un expert en bien-être animal a souligné que les animaux en captivité peuvent souffrir de stéréotypies, comportements répétitifs pouvant indiquer un mal-être.
Un soutien croissant contre le cirque
Tandis que certains passants s'affichent solidaires des manifestants, d'autres continuent de soutenir le cirque. Franck Muller, codirecteur du Grand Cirque Zavatta, défend ses pratiques en affirmant que les animaux sont nés dans le cirque et ne pourraient s'adapter à un autre environnement, un point contesté par de nombreux spécialistes en comportement animal.
Les débats sur l'utilisation des animaux dans les spectacles continuent de diviser l'opinion publique, et des figures politiques locales, comme la conseillère municipale Laurence Couteille, ont exprimé leur préoccupation quant à la souffrance des animaux.
Vers une prise de conscience
Pour certains, il serait même possible d'utiliser des technologies modernes pour représenter les animaux sans les maltraiter, comme l'a suggéré une ancienne élue. « Aujourd'hui, nous avons les moyens de mettre en avant les animaux sans les utiliser dans les spectacles », a-t-elle déclaré.
Le cirque Zavatta doit poursuivre ses représentations jusqu'au 18 avril, mais il est clair que la lutte entre les animalistes et le monde du cirque ne fait que commencer. Le jugement du public et des autorités pourrait bien influencer l'avenir des spectacles animaliers en France.







