La communauté de communes du Haut Limousin en Marche a décidé de revenir à un système de collecte des déchets en porte-à-porte, abandonnant ainsi les points d'apport volontaires (PAV) qui avaient suscité des critiques depuis leur mise en œuvre en novembre dernier. Francis Martin, nouveau maire de Magnac-Laval et président de la communauté, a déclaré : "Nos concitoyens ont exprimé une volonté claire pendant la campagne municipale et avant, lors des réunions publiques : ils n'acceptent pas le nouveau système de collecte des déchets".
De nombreux habitants se plaignent de la difficulté d'acheminer leurs déchets vers les points de regroupement. Martin affirme : "Sur notre territoire, les gens ne sortent plus la poubelle le matin pour une collecte via un camion, ils doivent mettre leurs sacs poubelles dans leur voiture et aller à un point de regroupement. Aujourd'hui, on constate effectivement qu'il y a beaucoup plus de déchets laissés au bord des routes. On voit plus de détritus dans la nature qu'avant".
Retour à l'ancien système nécessitera du temps
Pour répondre à cette situation délicate, Martin propose un retour à un système traditionnel de collecte. Cependant, des engagements juridiques et contractuels pris par l'ancienne mandature compliquent ce processus. Il confie que la communauté analyse les implications financières de ce revirement.
"On sait que les investissements pour le PAV ont coûté environ 1,3 millions d'euros", déclare-t-il. Martin souligne que les infrastructures mises en place n'étaient pas adaptées aux besoins des utilisateurs, notant que les colonnes de ces PAV réduisaient de moitié le volume utile des sacs jetés. Il s'engage à ramener le système de porte-à-porte "le plus tôt possible", bien que cela prenne plusieurs mois. Ce retour au modèle antérieur semble prometteur mais devra se faire dans le respect des engagements en cours, assurant ainsi un service optimisé pour les habitants du Haut Limousin.







