Le 1er mai a été marqué par un événement inattendu : un boulanger de Bourgoin-Jallieu a été visité par des inspecteurs du travail, prenant une tournure surprenante lorsque le Premier ministre lui a apporté son soutien par téléphone.
Ce vendredi, Éric Amieux, un artisan boulanger, s'est vu contrôlé par deux agents de l'inspection du travail pour avoir ouvert son commerce. Bien que le gouvernement ait annoncé le 17 avril que les boulangeries artisanales pourraient ouvrir pour cette fête, la situation a pris un tournant inattendu lorsque les inspecteurs, fidèles à leur rôle, ont menacé le boulanger d'une amende pouvant s'élever à 5 250 euros pour ses éventuels employés. Selon une source de France Info, Éric a tenté de justifier sa décision en plaidant son accord avec le gouvernement.
Les inspecteurs ont affirmé que la situation était claire : « Vous n'avez pas le droit d'être ouvert avec des employés », lui a déclaré l'une des inspectrices. D'un autre côté, RMC rapporte que le boulanger a ainsi pu compter sur le soutien inattendu du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a pris l'initiative d'appeler Éric pour le réconforter au sujet des potentielles amendes.
Sébastien Lecornu a acheté son pain
Lors de leur conversation, Lecornu a déclaré à Éric qu'il n'y aurait aucune suite à cette situation. « Il m’a dit que je n'avais pas à m’inquiéter », a expliqué Éric Amieux, cité par BFMTV.
En visite dans une boulangerie de Haute-Loire, le Premier ministre a été vu acheter pour 4,40 euros de pain, illustrant ainsi son soutien aux artisans. Il a également évoqué la nécessité d'un projet de loi pour clarifier la situation et éviter des sanctions à l'avenir. Comme l’a exprimé Gabriel Attal, président du groupe Ensemble, « il est inacceptable que des artisans soient pénalisés dans ce flou juridique », en ajoutant qu'il serait primordial d'amnistier les amendes infligées à des ouvriers à l'occasion de cette fête.







