Dans la nuit du 8 au 9 avril, un incendie a provoqué des coupures de courant pour 48 logements dans un parking souterrain. Près d’un mois plus tard, deux immeubles restent sans électricité, laissant de nombreuses familles dans l'incertitude. Pendant ce temps, les vignerons girondins trouvent une lueur d'espoir grâce à un projet ambitieux qui pourrait transformer le paysage agricole de la région.
Ce jeudi, deux réunions publiques se tiendront au Lycée agro-viticole de Montagne à 9h et à la sous-préfecture de Langon à 15h, pour discuter du projet de “foncière d'avenir en Gironde”. Cette initiative vise à identifier des parcelles de vignes à l'abandon, suite à des arrachages. Les vignerons intéressés sont invités à se faire connaître et à explorer leurs options. En fin de compte, cette nouvelle structure se chargera de revendre ces terrains à des agriculteurs désireux de développer des cultures de fruits, légumes ou même de se tourner vers l'élevage.
Un dispositif inspiré par l'histoire
Dominique Técher, un viticulteur de Pomerol et membre d’Agrobio Gironde, est à l'origine de ce projet. Il exprime son indignation face à la situation des agriculteurs en Gironde : “On ne peut pas laisser cette population moisir sur place sans perspectives. Le paysage girondin, c'est une anomalie agronomique de 110 000 hectares.” Il s'inspire de la restructuration des bassins miniers pour proposer une alternative viable.
Un tournant pour l'agriculture girondine
Avec 110 000 hectares de vignes, principalement en monoculture, la Gironde est à un tournant. Bernard Farges, président du CIVB, exprime des sentiments ambivalents face au changement. “Le paysage girondin se restructure. Certains vont arrêter, c'est normal, mais d'autres se projettent vers la polyculture,” souligne-t-il, envisageant une agriculture plus diversifiée.
Un soutien crucial pour les agriculteurs en difficulté
Selon Laurence Impériale de la FNSEA 33, ce dispositif pourrait être salvateur pour de nombreux agriculteurs : “Cet outil peut sauver des personnes en difficulté financière, y compris celles approchant de la retraite avec des vignes à gérer.” Il permettrait à ces agriculteurs de rembourser leurs emprunts sans avoir à vendre leur maison.
Des possibilités de diversification
Pour la première fois, tous les acteurs du secteur agricole s'unissent, y compris l'État et des établissements publics comme la SAFER. Fabien Joffre, le président de la SAFER, évoque les opportunités : “On a de nombreuses productions aujourd'hui qui seraient faciles à vendre comme le poulet, et cela pourrait générer des revenus rapidement.”
Des terrains à des prix variables
La cartographie des terrains à vendre variera en prix de 2 000 à 10 000 euros l'hectare, selon divers critères. Seules les terres laissées à l'abandon, sans constructions ou parcelles bâties, seront concernées. Le dépôt de candidatures se fait en ligne et reste ouvert jusqu'au 7 juin 2026.
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site officiel.







