Un collectif a revendiqué, ce jeudi 7 mai, la dégradation de deux bassines situées entre Avon et Rouillé, à la frontière des Deux-Sèvres et de la Vienne, et sur la commune de Lusseray. Des gendarmes ont constaté des dommages dus à des coups de cutter sur les bâches, ainsi que des cadenas brisés permettant d'accéder à ces infrastructures.
Dans un communiqué diffusé à l'aube, l'Amicale pour le débâchage permanent du Poitou déclare avoir ciblé ces retenues d'eau pour envoyer un message fort aux autorités et aux entreprises. Elle explique que l'une des bassines dégradées était autrefois la propriété de l'éleveur industriel Pampr'œuf.
Envoyer un message clair à l'État
Dans son communiqué, le collectif annonce : "Nous voulons envoyer un message clair à l'État, aux collectivités et aux entreprises... il n'y aura pas de répit tant que les bassines seront actives." Ce sabotage, selon le groupe, s'inscrit dans un contexte de lutte contre l'agrandissement d'un élevage de "centaines de milliers de poules pondeuses". En réponse à ces projets, le collectif menace de poursuivre ses actions de sabotage, déclarant : "Aujourd'hui c'est une bassine, demain d'autres cibles pour briser toute envie de développer des poulaillers industriels dans la région".
Un nom nouveau dans la lutte
Cette action arrive peu après la condamnation du porte-parole de Bassines Non Merci. Le collectif avait initialement déclaré ne pas connaître d'autres organisations menant des actions similaires, ce qui souligne le nouveau virage de cette mobilisation. Le parquet de Niort n'a pas encore répondu aux sollicitations concernant ces incidents.







