« Les gens avaient à peine le temps de dire ouf », a déclaré la présidente du tribunal, en évoquant les dégâts causés par les quatre prévenus. Deux hommes âgés de 24 et 37 ans, accompagnés de leurs compagnes de 21 et 37 ans, ont été mis sous le feu des projecteurs.
L'enquête, rapportée par France Bleu, a révélé une équipe opérant principalement dans les départements de la Dordogne et de la Gironde. Ceux-ci capturaient la confiance des aînés, leur proposant des matelas prétendument infestés de "punaises de lit" ou de "larves blanches" afin de les inciter à payer des sommes exorbitantes. Un cas notable impliquait une femme de 78 ans ayant dépensé 500 euros pour un matelas.
Leurs activités étaient camouflées grâce à des paiements en espèces ou par chèque, souvent sous le nom des femmes. Ce mode opératoire a permis d’exploiter la vulnérabilité des personnes âgées comme un véritable business.
« Je proposais mes services, ils me disaient oui... Voilà ! »
Devant le tribunal, les femmes ont nié toute connaissance des activités illégales de leurs partenaires. Les hommes, de leur côté, ont soutenu qu’ils n'effectuaient que leur travail. Toutefois, les procureurs ont qualifié leurs actes d'irréfutables et ont requis des peines allant de 10 mois avec sursis à 2 ans ferme, ainsi que des heures de travaux d'intérêt général.
Pour leur défense, certains avocats ont plaidé que ces individus venaient d'une communauté souvent confrontée à des difficultés d'alphabétisation. Ils ont insisté sur le fait que les victimes elles-mêmes n'étaient pas toujours conscientes de leur statut de victimes.
La pêche aux victimes
Après deux heures de délibérés, la décision est tombée. Les quatre prévenus ont été reconnus coupables et condamnés à des peines de prison avec sursis allant de six à dix-huit mois, en plus de 105 à 210 heures de travaux d’intérêt général. Ils doivent également réparer les dommages causés aux victimes, ainsi qu’au Trésor public. L'un des condamnés a maintenant une interdiction définitive d’exercer la vente à domicile, mettant en lumière les conséquences de leurs actes.







