Depuis le 11 mai dernier, les élèves du collège-lycée Bertran de Born, à Périgueux, doivent se plier à une nouvelle règle : l'interdiction de porter des casquettes et autres couvre-chefs à l'intérieur de l'établissement. La proviseure, Emmanuelle Gentelet, a justifié cette décision par le besoin de renforcer le respect et la politesse parmi les élèves.
Un citoyen pas si respectueux
Annoncée via la messagerie scolaire Pronote, cette mesure a suscité l'incompréhension des élèves. Sous la décision de la proviseure, ils sont désormais contraints de ranger leurs casquettes dès l'entrée dans l'établissement. Emmanuelle Gentelet a rappelé que l'interdiction ne serait pas définitive, mais une expérimentation, avec un bilan prévu à la rentrée pour envisager son intégration dans le règlement intérieur.
"Cette interdiction vise à instaurer une tenue adaptée à l'environnement scolaire, symbole de la transition entre la rue et l'école", a précisé Gentelet, qui a évoqué la question dans des discussions avec le personnel éducatif.
Les élèves réagissent
Chez les adolescents, l'ironie et la colère se mêlent. Mathis, un élève de Terminale, trouve cela excessif : "Ça devient une dictature. Si on commence à interdire ça, qu'est-ce qui va suivre ?" Rayana, portant sa casquette assortie à son gilet, a exprimé son désaccord : "C'est ridicule. Les casquettes font partie de notre style, surtout en été."
Autres élèves, comme Lily, ont aussi critiqué le ciblage des couvre-chefs, seul élément vestimentaire à être visé selon elles. "Il y a bien d'autres tenues bien plus inappropriées qu'une casquette", a-t-elle déclaré.
Réponse de la direction
Dans sa communication, la proviseure a précisé : "Il n'y aura pas de sanctions pour ceux qui continuent à porter des casquettes. Ils devront simplement suivre la directive et les retirer si demandé". Cette clarification vise à réduire la frustration des élèves, tout en maintenant l'idée d'une école où le respect et le comportement révèlent la préparation pour l'avenir, comme le souligne un rapport de l'Éducation nationale.
Alors que certains craignent que cette décision n'ouvre la voie à d'autres restrictions, il reste à voir comment cette mesure sera acceptée par la communauté scolaire dans les mois à venir.







