Lundi noir à Mont-de-Marsan. Les rues de la préfecture landaise sont marquées par une atmosphère de tristesse suite à la descente du Stade Montois en Nationale après une défaite déchirante contre Nice (31-26). Cette relégation n'est pas seulement un coup dur pour le club, mais également pour toute une ville qui a vu son équipe emblématique baisser de niveau, impactant toute la communauté.
Les supporters, tels qu'Anne-Marie et Michel Cyrus, qui affirment être fans depuis 40 ans, expriment leur désespoir. Michel confie : "C'est comme s'ils avaient du savon dans les mains. Hier, c'était zéro !" Comme beaucoup, il envisage de ne plus suivre l'équipe pour la saison à venir, tant sa déception est grande.
Des reproches pour une gestion contestée
Dans le cœur de Mont-de-Marsan, le sentiment d'amertume est palpable. Paul Bouyssou, horloger local, ne voit pas de retour rapide du club en Pro D2, malgré l'espoir persistant de nombreux fans. Selon lui, la gestion actuelle du club est en grande partie responsable de cette chute. "Je crains que ce ne soit que le début d'une descente aux enfers", affirme-t-il avec gravité. D'autres commerçants font les frais de cette désillusion, tandis que les terrasses des cafés se vident, abandonnant leurs animations habituelles.
Au sein de la Maison de la Presse de Mont-de-Marsan, Vincent Laforgue décrit une clientèle désabusée, cherchant des réponses à une situation qu'ils jugent "décourageante". Beaucoup sont partagés entre leur passion pour le rugby et la difficulté d'accepter la réalité, certaines discussions évoquant même des larmes versées par des fans dévastés.
Un avenir incertain
Les jeunes joueurs, comme Sacha Gonnet évoluant parmi les espoirs, s'interrogent : "Que va-t-il se passer si nous ne remontons pas dès l'année prochaine?" L'existence même du centre de formation est en jeu, tout comme la stabilité financière nécessaire à la reconstruction de l'équipe.
Adèle Palassin, joueuse des équipes féminines, ne peut s'empêcher de s'interroger sur le sort des licenciements au sein du club. Ces préoccupations témoignent d'une anxiété partagée alors que la direction du Stade Montois reste pour l'instant muette sur son avenir.
La prise de conscience est unanime : sans un changement significatif dans la gestion et une mobilisation collective, Mont-de-Marsan pourrait faire face à une remise en question de son statut dans le rugby français.







