Ce samedi 6 juin, la ville de Pau a vu défiler plus de 600 manifestants, rassemblés pour défendre la maternité de Navarre et la polyclinique Marzet, tous deux menacés de fermeture. L'événement a rassemblé soignants, usagers, élus et citoyens inquiets face à la décision annoncée par le groupe GBNA, en difficulté financière, de fermer ces établissements dans le cadre d'un plan de redressement judiciaire devant être validé par le tribunal de commerce de Bordeaux.
Les fermetures proposées portent le risque de supprimer jusqu'à 161 postes de travail, soulevant une indignation palpable au sein de la population et des professionnels de santé. Bérangère, sage-femme libérale à Pau, a exprimé son inquiétude : "Nous avons déjà vu d'autres maternités fermer. Cela affecte vraiment notre capacité à offrir des soins de qualité et préparés. La Maternité de Navarre est essentielle pour notre communauté."
Les participants ont chanté des slogans et arboré des pancartes appelant à la sauvegarde des services de santé locaux. "Nous tous ici sommes unis pour défendre l'accès aux soins, surtout pour les mères et les bébés. C'est un droit fondamental", a partagé un élu local qui a pris part au mouvement.
Selon les informations rapportées par ici.fr, cette mobilisation souligne une tendance inquiétante dans le secteur de la santé où de nombreuses entités locales font face à des coupes budgétaires et des fermetures. Les citoyens insistent sur la nécessité d'un système de santé qui protège les plus vulnérables.
Alors que la situation évolue, la commune s'interroge sur l'avenir des services de santé dans la région. La mobilisation d'hier pourrait redynamiser le débat autour de ces questions cruciales. Reste à voir si la pression citoyenne aura un impact sur les décisions à venir.







