Un rappel de lait infantile des laboratoires Novalac a été effectué suite à des signalements de diarrhées et de vomissements chez des bébés. Cette mesure a été annoncée ce vendredi par les autorités gouvernementales, qui précisent qu'aucune toxine céréulide n'a été détectée dans les analyses réalisées.
Au cours des derniers jours, une dizaine de déclarations ont été rapportées via le dispositif de nutrivigilance de l'ANSES, signalant des troubles digestifs chez des nourrissons liés à un lot spécifique, le numéro 183403, du produit « Allernova AR ». Selon le ministère de la Santé, ces symptômes sont pris au sérieux.
Parmi les nourrissons concernés, un a été hospitalisé. Cependant, les analyses ont révélé la présence d'un adénovirus, un agent pathogène responsable de gastro-entérite, sans lien direct avec le lait. Le gouvernement a tenu à rassurer les consommateurs en affirmant que les tests réalisés sur le lot suspect ne montrent pas de pathogènes.
Les parents ont justement signalé des caractéristiques inhabituelles du produit, comme des odeurs et des couleurs anormales. Des enquêtes menées par Novalac ont conclu à une surchauffe d'une partie du lot, pouvant expliquer ces manifestations.
Bien que les caractéristiques du lot puissent altérer sa consommation, les autorités ont souligné qu'il n'est pas encore possible de confirmer un risque pour la santé. Les laboratoires ont agi de manière préventive en procédant à un retrait volontaire. Les familles possédant ce lot sont invitées à ne plus l’utiliser et à consulter un médecin en cas de symptômes.
Il est également recommandé aux parents de signaler tout effet indésirable via le portail des signalements, en indiquant le numéro de lot et si une consultation médicale a eu lieu. Cela permettra aux autorités de retrouver d'éventuelles boîtes de lait suspectes pour d'autres analyses si nécessaire.
Cette alerte survient alors que des préoccupations concernant la sécurité des laits infantiles se sont intensifiées ces derniers mois, suscitant une vigilance accrue de la part des autorités sanitaires, comme le souligne la radio France Info.







