Le gouvernement français a récemment pris la décision de rappeler un lot de lait infantile Allernova AR, produit par les laboratoires Novalac, en raison de signalements concernant des troubles digestifs chez des nourrissons. Cette mesure de précaution fait suite à des effets indésirables reportés, bien qu'aucun lien n'ait été établi avec la toxine céréulide, qui avait déjà suscité de vives inquiétudes dans le passé.
Au 9 juin, on dénombre 11 déclarations via le système de nutrivigilance de l'ANSES, ainsi qu'une autre provenant de SignalConso, toutes relatives à des symptômes comme des diarrhées et des vomissements. Les autorités ont précisé que ces cas étaient tous liés au même lot, le 183403, et ont également confirmé qu'un nourrisson avait nécessité une hospitalisation, bien que des analyses aient décelé un adénovirus, un agent pathogène souvent responsable de gastro-entérites, sans lien direct avec le lait en question.
Les examens effectués par les laboratoires ont révélé qu'aucun pathogène n'était détecté dans le lait, et particulièrement pas la toxine céréulide, malgré les alertes antérieures. Des consommateurs avaient aussi rapporté des anomalies de couleur et d’odeur, ce qui a contribué à la décision de rappel.
Les causes techniques du rappel
Une analyse plus approfondie du lot suspect, fabriqué en Allemagne, a mis en lumière une durée de chauffe excessive d'une partie de cette production, ce qui pourrait expliquer les anomalies signalées. Le gouvernement a souligné que, bien que ce lot soit considéré impropre à la consommation en raison de ces caractéristiques altérées, il n'existe pas à ce jour de conclusion formelle sur un risque pour la santé.
Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large, marqué par des rappels massifs de laits infantiles depuis décembre 2025, initialement déclenchés par une alerte sur la présence de céréulide. De grandes marques, dont Nestlé, Danone et Lactalis, ont également été touchées, soulevant des inquiétudes sur la rapidité et l’efficacité des réponses des autorités face à ces crises. Les familles et les associations de consommateurs ont exprimé des inquiétudes face à la lenteur des rappels, accusant les fabricants de tarder à agir pour protéger la santé des plus vulnérables.







