Il existe des silences éloquents et des échanges qui révèlent des nuances profondes. Lors de cette rencontre, l’initiative « Ma Commune à la Une » de « Sud Ouest » a permis à des habitants, souvent inconnus les uns des autres, de se retrouver autour d'une même table dans ce tiers-lieu emblématique de la ville. Loin des débats formels, l'atmosphère était propice aux discussions animées mais cordiales autour des enjeux locaux.
Des ponts jetés entre des personnes qui se méconnaissent
Le constat est clair : à Thiviers, les gens vivent en réalité dans des mondes parallèles. Comme l'indique François Descamps, arrivé dans la ville il y a cinq ans, « il est difficile d'organiser des rencontres à travers nos différences ». Bien qu'il soit membre actif d'Ethik et Tech, il souligne la sensation d'isolement et de méconnaissance qui perdure. Annick Langlais, résidente de longue date, témoignera de son appréhension initiale à l'égard de ce cadre qu'elle percevait comme alternatif. Pourtant, des échanges empathiques ont vu le jour, comme la participation conjointe à un nettoyage de la ville, une action qui rapproche des citoyens de tous horizons.
Des défis cruciaux pour l'accessibilité
Les discussions ont également évoqué les problématiques de mobilité, avec des infrastructures jugées obsolètes, comme les trottoirs inadaptés aux poussettes et fauteuils roulants, un point soulevé dans le cadre de la transformation nécessaire de la ville. « Un manque d’aménagements cyclables est un vrai défi ici », commente François.
Patrimoine et logement : un enjeu crucial
Thiviers se distingue par un paradoxe frappant : alors que des maisons historiques restent inoccupées, les jeunes couples luttent pour trouver un logement convenable. « Nous visons à revitaliser ces espaces sans savoir vraiment comment », confie François. Un sentiment partagé par de nombreux participants qui aspirent à un développement plus inclusif.
Une vision partagée pour un avenir durable
La rencontre a largement gravité autour de la consommation bio et locale, proposant un terrain commun de dialogue entre générations. « Les savoir-faire locaux sont précieux et doivent être partagés », souligne François. La nécessité de créer des occasions pour échanger des points de vue a été soulignée en tant que pivot de ce projet collectif.
Un avenir emprunt de dialogue et de solidarité
Bien que les participants ne soient pas tous partis en accord total, ils sont repartis avec la conviction d'une possibilité de discussion ouverte. Pour aller de l’avant, des idées émergent, comme l'idée d'une salle dédiée à la communauté, tandis que des projets comme celui de la création d'un cinéma en ville pourraient devenir un futur « lieu de brassage social », comme l'évoque François Bost.







