L'animateur et agent immobilier Stéphane Plaza, rejugé au tribunal correctionnel de Paris pour violences conjugales, a réaffirmé son innocence et se décrit comme "non violent". Lors de l'audience, il a admis être un "goujat" déplorant ses conquêtes multiples, mais a exclu toute forme de violence.
Dans une salle d'audience bouillante, il s'est décrit comme un "gros beauf" et "immature", tout en se défendant contre les accusations qui pèsent sur lui. En février 2025, il avait été condamné à un an de prison avec sursis pour des violences physiques et psychologiques envers Amandine, une ancienne compagne. Au cœur des accusations, un épisode où il lui aurait tordu les doigts, causant trois fractures.
"Ce n'est pas une agression, mais un accident", a maintenu Stéphane Plaza. Amandine, en larmes, a rétorqué : "Il faut qu'il prenne conscience du mal qu'il fait". Malgré ces accusations, il avait été relaxé pour des faits de violences psychologiques envers une autre femme, Paola, qui, par ailleurs, a été accusée de cyberharcèlement.
Les avocats de Plaza ont soutenu que plusieurs femmes auraient monté une cabale contre lui par vengeance, comme l’a expliqué une juge assesseure durant l’audience. "L'infidélité n'est pas une infraction pénale", a-t-elle souligné, mais a précisé que cela a créé des tensions dans le dossier.
Me Antonin Gravelin-Rodriguez, l'un des avocats de Plaza, a critiqué le parquet, déclarant que des plaintes pour cyberharcèlement avaient été classées sans suite afin de nuire à la réputation de l’animateur. "C'est un coureur de jupons, certes, mais cela ne fait pas de lui un criminel". Les accusations portent lourdement sur l'image de l'animateur, déjà ternie depuis la première condamnation.
Stéphane Plaza a également évoqué les conséquences de ses démêlés judiciaires, précisant avoir perdu jusqu'à 500 entreprises et ne plus pouvoir travailler normalement. Ses agents immobiliers envisagent même de renommer leur enseigne pour se distancier de la polémique actuelle.
Un expert a qualifié Plaza de "dyspraxique", "hyperactif" et "TDAH", corroborant ses difficultés à gérer la pression. Malgré cela, ses proches ont témoigné de sa nature "pudique" et "attentionnée". Une ancienne fiancée a même décrit un homme "toujours aux petits soins".
Cependant, des témoignages contradictoires émergent, comme celui d'une plaignante qui a révélé qu'il avait enregistré des propos insultants à son encontre. Le procès se poursuit, avec des audiences jusqu'au 1er juillet, et la tension ne semble pas prête de retomber.







