Le tribunal correctionnel de Niort a prononcé une peine de 18 mois d'emprisonnement ferme à l'encontre d'un homme reconnu coupable d'exhibition et d'agression sexuelles sur deux jeunes femmes à Saint-Maixent-l'École.
Ce vendredi 26 juin 2026, le prévenu, malgré ses dénégations, a été jugé pour des faits survenus le 30 avril et le 13 juin derniers. Lors du premier incident, une adolescente de 17 ans l'a surpris alors qu'il se masturbait derrière un arbre en lui lançant des regards. Le mis en cause a tenté de minimiser son comportement, justifiant ses mouvements par des problèmes urinaires.
Dans une seconde affaire, il a été accusé d'avoir tenu une victime par le poignet avant de lui faire subir des actes inappropriés. L'homme a tenté de se défendre en déclarant que la victime l'avait touché en premier, mais ces allégations n'ont pas convaincu le tribunal.
Dix-huit mois de prison ferme
Au cours des débats, la vice-procureure de la République, Dorothée Dietz, a mis en lumière une "montée en puissance" de l'agressivité chez le prévenu, qui possède déjà un lourd passé judiciaire avec plus de vingt mentions. Maître Stéphanie Michonneau-Cornuaud, l'avocate du prévenu, a plaidé pour une relaxe, arguant de l'absence de preuves suffisantes pour établir les délits. Cependant, cette plaidoirie a échoué, et le tribunal a condamné le multirécidiviste à 18 mois de prison avec incarcération immédiate.
En plus de sa peine d'emprisonnement, l'individu a été frappé d'une interdiction de séjour de trois ans à Saint-Maixent-l'École, une ville où il réside avec sa compagne enceinte et son père handicapé. En sortant du prétoire, le prévenu a exprimé son mépris pour cette interdiction, déclarant: "Jamais je ne la respecterai; il y a ma famille ici." Cette affaire soulève des inquiétudes quant à la sécurité publique et à la protection des victimes, faisant écho à des discussions plus larges sur la lutte contre les violences faites aux femmes en France, comme le rapporte Le Monde.







