Dans un développement marquant de l'affaire Lyhanna, la compagnie de gendarmerie de Condom, impliquée dans l'enquête sur Jérôme Barella, a été dessaisie au profit de l'unité agenaise de la Section de recherche de Bordeaux. Ce transfert est survenu suite à la révélation de multiples failles dans le traitement de la plainte déposée par la mère de Rosa, qui dénonce une cinquantaine de viols. Selon le rapport de l'Inspection générale de la justice, les procédures n'ont pas été traitées avec la priorité nécessaire, compromettant ainsi la sécurité et le bien-être de la victime.
Le chef de l'Inspection, Stéphane Noël, a annoncé le 22 juin que la plainte, déposée en août 2022, n'a pas été traitée avec l'urgence requise, qualifiant cette situation de "cumul de pertes de temps" et d'"absence de suivi de procédure" tant du côté du parquet d'Auch que de la gendarmerie gersoise. Ces déclarations soulèvent de sérieuses préoccupations quant à la gestion des affaires criminelles au sein du système judiciaire du Gers et appellent à un examen approfondi des pratiques en vigueur.
Dans le cadre de cette affaire, des experts en droit pénal, tels que Jean-Pierre Dupont, affirment que "le traitement des plaintes pour viols sur mineure doit être une priorité absolue". Ils insistent sur le fait que de telles défaillances peuvent avoir des conséquences irréparables sur les victimes et renforcent la nécessité d'une révision systématique des protocoles de traitement des plaintes.
Alors que les nouvelles enquêtes s'intensifient, les voix s'élèvent également pour demander des comptes sur le rôle des institutions dans cette affaire complexe. Les proches de Rosa appellent à ne pas laisser ces erreurs se reproduire, espérant obtenir justice pour la petite fille et toutes les victimes de violences sexuelles. Ces événements mettent en lumière l'importance d'une réactivité adéquate dans les procédures judiciaires face aux accusations de viol et de maltraitance.







