Le 25 juin, l'Organisation maritime internationale (OMI) a pris la décision de suspendre le plan d'évacuation pour environ 11 000 marins bloqués dans le Golfe. Cette mesure fait suite à une attaque sur un navire empruntant le détroit d'Ormuz, passage stratégique, en dehors des protocoles en place. Selon des rapports récents, cette attaque aurait été orchestrée par des forces armées iraniennes, comme l'a évoqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
En réaction à cet incident, l'autorité maritime iranienne a averti que toute navigation en dehors de ses conditions prédéfinies ne bénéficierait pas de la protection habituelle ni d'une couverture d'assurance adéquate.
Marco Rubio cherche à apaiser les tensions
En tournée dans les pays du Golfe, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a tenté de rassurer les alliés des États-Unis, alors que des discussions entre Téhéran et Washington ont été entamées, visant un règlement durable de leurs conflits. Lors d'une réunion au Conseil de coopération du Golfe (CCG), il a insisté : "Nous souhaitons un accord, mais pas à n'importe quel prix." Cette déclaration intervient alors que des tensions persistent autour des revendications iraniennes concernant des frais de passage dans le détroit d'Ormuz.
"Accepter de payer pour traverser une voie navigable internationale serait dangereux et pourrait se répandre comme une épidémie", a-t-il déclaré, soulignant l'importance de maintenir la libre circulation maritime, un sentiment partagé par la Maison Blanche, qui a condamné l'attaque sur le navire.
Tensions entre l'Iran et Oman
La situation est également tendue entre l'Iran et son voisin Oman, qui a pris position contre toute imposition de frais de passage. Oman évoque la possibilité d'établir un corridor maritime temporaire, en collaboration avec l'ONU pour assurer la sécurité dans le détroit. Cependant, les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé de réagir à toute traversée non autorisée par leurs soins.
Les inquiétudes des pays du Golfe semblent grandir non seulement à propos de la navigation, mais également face au programme balistique iranien et au soutien de groupes armés dans la région. Les chefs des affaires étrangères du CCG ont exprimé que les menaces iraniennes doivent être prises en compte pour garantir une paix durable dans la région, un point qui n'est pas abordé dans l'accord récent.







