Donald Trump, qui a récemment affirmé contrôler le Venezuela et a vanté sa politique interventionniste en Amérique latine, se retrouve face à un "obstacle inattendu" après les tremblements de terre dévastateurs. Ces événements menacent ses ambitions de faire du pays un "protectorat économique efficace" pour Washington.
Le 20 juin dernier, Trump a annoncé une "victoire majeure" au Venezuela, faisant allusion à la mise sous tutelle du pays suite à la capture de Nicolás Maduro, et à la redirection des ressources naturelles vers les États-Unis. Il a même déclaré que "le Venezuela n’avait jamais connu une telle prospérité", en dépit d'une crise économique persistante qui frappe sévèrement la population, selon Courrier International.
Cinq jours après cette announcement, la "doctrine Monroe", qui définit l'Amérique latine comme la sphère d'influence américaine, a été mise à l'épreuve par les séismes au Venezuela. Ces tremblements de terre ont causé des centaines de morts et blessés, ainsi que la destruction de nombreux bâtiments dans des États comme Caracas et La Guaira, comme le rapporte Les Échos.
Au-delà du drame humain, cet événement pose un "obstacle tragique et inattendu" à la campagne de Washington pour transformer le pays en protectorat économique. Comme le souligne The New York Times, la "reconstruction à venir sera cruciale pour déterminer si le gouvernement américain est prêt à soutenir un allié présumé avec des fonds de secours".
Un État vassal des États-Unis
Trump a promis que "nous serons présents pour nos nouveaux amis" en réponse à la crise. Cependant, un responsable anonyme du gouvernement américain, cité par The Intercept, a déclaré que son offre était "insuffisante" et a qualifié le Venezuela d'"État vassal". Ce responsable a interrogé : "N'est-ce pas nous qui dirigeons ce pays?"
Face à cette catastrophe, Trump a proposé une aide d'environ 150 millions de dollars, une décision qui marque un détour par rapport à sa politique habituelle de restriction de l'aide humanitaire, comme le rapporte le département d'État. De plus, des équipes d'intervention rapide et des ressources militaires ont été mobilisées pour soutenir les efforts de secours.
Dans un contexte de besoins humanitaires urgents, le ministère des Finances a annoncé la suspension temporaire des sanctions entravant les transactions financières afin d'aider le Venezuela dans ses opérations de secours. Cette situation pose de nombreux défis pour Delcy Rodríguez, qui doit désormais gérer la réponse à cette crise tout en naviguant dans les contraintes imposées par Washington, comme le souligne à juste titre The New York Times.







