Alors que les températures record se sont abattues sur la France ces derniers jours, les cyanobactéries prolifèrent dans les cours d’eau et les lacs du pays, suscitant de nombreuses inquiétudes quant à leur toxicité, comme le souligne ActuPlanète.
Ces microorganismes, bien que jouant un rôle vital dans la production d'oxygène, peuvent également devenir dangereux. Dans une récente publication d'ActuPlanète, Christophe Laplace-Treyture, chercheur à l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), met en avant cette problématique alors que les vagues de chaleur persistent depuis le 18 juin.
Des écosystèmes fragilisés par les températures élevées
Caractérisées par leur teinte bleutée, ces cyanobactéries se développent intensément à la surface de l’eau à l’arrivée des beaux jours. Lorsque le mercure dépasse les 30 degrés et que le soleil brille en continu, leur croissance est exponentielle, au détriment d’autres espèces comme le phytoplancton, perturbant ainsi l’équilibre des écosystèmes aquatiques, souligne le chercheur.
Les agences régionales de santé s’inquiètent avant tout des toxines produites par ces bactéries, responsables de problèmes cutanés, digestifs, et même neurologiques. Comme l’indique Christophe Laplace-Treyture à ActuPlanète, face à ces risques pour la santé humaine, les scientifiques se trouvent souvent démunis. Cela a entraîné, ces derniers jours, la fermeture de plusieurs sites de baignade, ajoutée aux mesures de prévention contre les noyades.
Les mers en alerte face à la menace bactérienne
Les problèmes ne se limitent pas aux eaux douces, les mers sont également affectées par des bactéries potentiellement nuisibles. Science & Vie rapporte la présence croissante d'une bactérie mangeuse de chair le long des côtes européennes, qui prospère grâce aux températures élevées et au réchauffement des mers.
Ce phénomène est particulièrement préoccupant dans les zones de convergence entre l’eau douce et l’eau salée. Lorsqu'une personne est infectée, la bactérie peut provoquer une fasciite nécrosante, une destruction rapide des tissus pouvant être fatale.







