Je tiens encore debout mais je crains que la maison ne s'écroule avant moi.
Nadine Roggeri, retraitée, est lasse de se battre. Depuis dix ans, elle endure une situation complexe à Laplume, en Lot-et-Garonne, dominée par des fissures croissantes dans sa maison. L'eau qui s'infiltre depuis une décennie, sans que son origine ne soit identifiée, est à l'origine des mouvements de terrain qui menacent son domicile.
Elle a partagé sa détresse avec Sud Ouest il y a dix mois, espérant une solution à son problème qui s'est intensifié avec le temps.
Ces derniers jours, un événement surprenant a ajouté une couche de mystère à son calvaire : l'eau a cessé de couler sous sa maison. J'avais prié pour que cela cesse et cela s'est produit.
Toutefois, ce répit a été de courte durée et l'eau est revenue, comme un robinet qui s'ouvre et se ferme à sa guise.
Les fissures ont tellement envahi la structure de sa maison que l'eau pénètre à l'intérieur lorsque les intempéries frappent. Quand il pleut, il pleut désormais dans ma maison.

Il faudrait 200 000 euros pour restaurer la maison située route de Nomdieu à Laplume.
Le sol s'affaisse, provoquant l'inclinaison des meubles et la distorsion des portes qui ne fermes plus correctement. Je ne comprends pas qu'on laisse les gens dans la merde.
souligne avec amertume Nadine. J'ai travaillé toute ma vie pour léguer quelque chose à mes enfants…
Le toit bouge, le sol se dérobe
L'assurance de Nadine semble sourde à son désespoir, bien qu'un devis récent évalue à 200 000 euros les travaux nécessaires pour restaurer sa maison. Hélas, aucune explication concrète n'a été fournie quant à l'origine des infiltrations d'eau. En effet, il y a dix ans, une canalisation défaillante avait provoqué les premières infiltrations. Ce problème est envolé lorsque des travaux de voirie ont comblé une tranchée visiblement responsable des dégâts. Nadine espère que d'autres travaux programmés donneront enfin une chance à son récit tragique et attireront l'attention des responsables de l'Agglo d'Agen.







