La Fédération départementale des chasseurs de la Dordogne cherche le soutien des pouvoirs publics pour faire face à l’augmentation des coûts d’équarrissage. En 2011, cette fédération était pionnière en matière de collecte des déchets de chasse, visant à offrir une solution pour le stockage sécuritaire des viscères et peaux de gibiers dépecés.
« L’équarrissage est une question de santé publique, car il limite les nuisances et les risques de maladies », déclare Michel Amblard, ancien président de la Fédération. Actuellement, le volume des déchets traités a considérablement augmenté, passant de 238 tonnes en 2011 à 985 tonnes en 2026. Cette hausse est en grande partie due à l'accroissement de la population de sangliers et de cervidés, entraînant des mesures de gestion plus strictes dans le cadre d'un programme de réduction des risques de contamination, notamment de la tuberculose bovine.
« Avant notre initiative, les déchets étaient souvent enfouis dans la nature », déplore Amblard, qui appelle à une plus grande implication des intercommunalités. Huit d'entre elles ont déjà répondu positivement aux demandes de collaboration.
Les coûts liés à la collecte et au traitement des déchets pour 2025 sont estimés à plus de 227.000 euros, représentant une charge financière importante pour les chasseurs, alors que seule l'acquisition des bacs est partiellement subventionnée par l'État. Mickaël Balaine, en charge du sanitaire, souligne : « Les chasseurs supportent une charge sans retour en termes de valorisation. »
Amblard insiste sur le fait que la situation reste critique, révélant que les bacs accueillent parfois des déchets inappropriés, comme des cadavres d’animaux, ce qui aggrave le problème. « Nous trouvons parfois tout, de déchets de boucherie aux animaux percutés sur les routes », s'indigne-t-il. Pour garantir la pérennité de leurs efforts, les responsables cynégétiques demandent une action coordonnée des powèrs publics pour gérer cette crise qui menace tant l’environnement que la santé publique.







