Jérôme Barella, suspect principal dans le meurtre de Lyhanna, une collégienne de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, a été formellement mis en examen le 15 juillet pour meurtre et viol sur mineure. Cette condamnation pourrait entraîner une peine de réclusion à perpétuité.
Âgé de 41 ans, l’intérimaire a été extrait de la prison de Mont-de-Marsan pour répondre aux magistrats d’Agen. Au cours de son interrogatoire, il a uniquement livré des éléments concernant sa personnalité avant de se taire sur l'essentiel des accusations, selon le procureur adjoint.
Jérôme Barella a été accusé, au terme de cette audition, d’avoir commis des actes terribles comprenant le meurtre d'une mineure de moins de 15 ans, accompagné de viols. Initialement, il était seulement inculpé pour enlèvement et séquestration.
Un parcours judiciaire troublant
Les auditions faites mercredi ont mis en lumière de nouveaux éléments à charge contre lui. En outre, Barella a été mis en examen dans une autre affaire, celle de la petite Rosa, où il est accusé de viols sur mineure de moins de 15 ans.
La mère de Rosa avait déjà déposé plainte pour des agressions passées, mais il n'avait pas été inquiété jusqu'à présent. Les accusations de Rosa, qui évoquent une cinquantaine de viols, ont de quoi faire frémir, et dans le cadre de cette enquête, Barella a aussi choisi de garder le silence.
Interpellé juste après la disparition de Lyhanna, Barella avait déjà exercé son droit au silence lors des interpellations précédentes. L’autopsie révélée le 24 juin a confirmé les pires craintes : Lyhanna avait été violée avant son décès, mais la cause précise de la mort reste indéterminée.
Une enquête mise à mal
Ce triste évènement a suscité une forte indignation au sein de la population. Le suspect avait antérieurement été signalé dans plusieurs affaires liées à des violences sexuelles sans avoir subi de répercussions. Cette situation a soulevé d'importantes critiques sur les manquements des autorités policières et judiciaires.
Des manifestations ont eu lieu à travers tout le pays pour réclamer une réforme urgente des lois concernant les violences faites aux femmes et enfants. Le 4 juillet, de nombreux citoyens se sont mobilisés, appelant à une réponse institutionnelle forte face à ces tragédies.
Face à cette situation, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé un réexamen urgent de près de 70 000 plaintes liées à des violences sur mineurs, promettant que 675 suspects étaient déjà en détention depuis le 8 juin pour des affaires similaires. Cette réaction gouvernementale témoigne d'une prise de conscience nécessaire face à l'urgence de la situation.







