Dans le canton d'Argovie, une mère est en colère contre les méthodes employées par un établissement spécialisé qui accueille son fils, atteint d'autisme et de TDAH. Selon elle, son enfant, âgé de 5 ans, est régulièrement attaché avec une laisse de sécurité, une pratique qu'elle juge inacceptable. Dans des déclarations recueillies par 20 Minutes, elle explique : "Il a besoin de liberté et d’espace pour pouvoir courir !".
La quadra accuse l'établissement de ne pas savoir gérer les troubles de son fils, le privant ainsi de ses libertés. "Aucun être humain ne mérite une telle laisse", conclut-elle, exprimant son indignation face à ce traitement qu'elle juge dégradant.
Un danger pour tous ?
La direction de l'institution, quant à elle, défend ses choix. Le directeur explique que ces mesures sont mises en place pour protéger non seulement l'enfant, mais aussi les autres. "Les raisons des mesures de restriction sont liées à des dangers importants, comme la fugue des enfants", justifie-t-il. Il insiste sur le fait que ces interventions ne sont jamais des immobilisations totales, mais plutôt des moyens d'apaiser et d'offrir une certaine sécurité.
Cependant, la mère nuance le discours. Elle reconnaît avoir donné son accord au départ, mais déclare avoir agi sous pression : "L'institution avait dit que sinon, mon fils devrait rester à l'intérieur". Elle se bat désormais pour trouver un autre établissement, mais ses recherches n'ont pas encore porté de fruits.
Cette situation soulève des questions éthiques cruciales sur la manière dont les établissements spécialisés gèrent des cas complexes. Des experts en psychologie infantile, comme le Dr Dupuis, soulignent la nécessité d'une approche plus humaine et respectueuse des droits des enfants. "La contrainte ne peut jamais être une solution durable", insiste-t-il.







