Dans un acte courageux et déterminé, Jean-Claude Pujos, un retraité de Beaupuy, a entrepris un projet ambitieux : redonner vie aux quais de Marmande, ensevelis sous des couches de terre et de limon accumulées au fil des crues. Armé de sa pelle, il a commencé cet été à dégager les pavés de la Cale, attirant l'attention des médias et la solidarité des habitants.
Ce sexagénaire, qui a décidé de quitter une vie tranquille passées devant la télévision, a trouvé en ce projet un moyen de briser la solitude. "L’été, je pensais que cela serait un bon moyen de m’occuper et de rendre service à ma communauté," confiait-il à nos confrères du Sud Ouest. Le chantier a connu un véritable engouement, avec des bénévoles venant prêter main-forte, témoignant de l'esprit communautaire qui règne à Marmande, une ville emblématique du Lot-et-Garonne.
Les médias ont rapidement relayé cet élan de solidarité, provoquant une vague de soutien sous la forme de cagnottes en ligne et de reportages lumineux. Des citoyens comme Christian, Élizabeth et Francis ont rejoint Jean-Claude, effectuant des tours de travail, allant même jusqu'à porter des T-shirts à son effigie. Ce phénomène, surnommé la “Jean-Claude mania”, démontre à quel point un simple acte peut inspirer des actions collectives.
Cependant, toutes les voix ne sont pas unanimes. Depuis fin novembre, des critiques ont émergé, suggérant que le projet devait être stoppé alors que Jean-Claude souhaitait le poursuivre. Malgré tout, il continuait à travailler, défiant les conditions météorologiques, jusqu'à ce que la Garonne, le 23 décembre, vienne recouvrir une partie de son chantier.
Dans l'ensemble, Jean-Claude n'a qu'une idée en tête : utiliser cette expérience pour permettre à d'autres de s'impliquer. Son initiative a déjà suscité l'intérêt d'autres habitants et même incité un septuagénaire à créer un collectif pour revitaliser le centre commercial de la Gravette. Les conséquences de son acte, bien au-delà de la simple réhabilitation d'un quai, sont encore à explorer.







