Le 7 janvier 2026 marquera un tournant pour Arlette, 87 ans, qui devra quitter sa maison au cœur d'Arcachon, où elle réside depuis 15 ans. Le propriétaire a pris la décision de vendre le bien, laissant la vieille dame dans l'incertitude de son avenir.
Le choc a été immense pour Arlette et sa fille Sophie, qui, comme elles le relatent à France Info, ont appris cette nouvelle sans aucune préparation. Nous avons vu le propriétaire peu de temps avant et il n'avait rien mentionné de tel
, confie Sophie, encore sous le coup de l'émotion.
Établie dans cette petite maison d’avant-guerre depuis 2011, Arlette paye un loyer de 850 euros. La recherche d’un nouveau logement à ce prix dans la région se révèle être un véritable parcours du combattant. Le marché immobilier d’Arcachon est particulièrement tendu, et Arlette craint d’être contrainte d’accepter un appartement, une option qu'elle aurait préférée éviter.
Bien que sa retraite d’enseignante lui procure des revenus corrects, les agences immobilières imposent souvent une règle stricte : le loyer ne doit pas dépasser un tiers des revenus du locataire. Les agences que nous avons contactées nous disent que c'est une norme à respecter, même lorsque la situation est différente
, précise Sophie. Cette politique complexe souligne les difficultés rencontrées par les personnes âgées sur le marché locatif.
Celles-ci dénoncent également un manque d'accompagnement de la part de ces agences. Pourquoi ne nous ont-elles pas aidées dans cette démarche?
s'interroge Sophie. En effet, selon les experts en immobilier, ces agences n'ont aucune obligation légale d'assister les locataires. Leur priorité reste la satisfaction des propriétaires, ce qui laisse souvent les locataires dans une situation précaire.
Dans ce contexte difficile, Sophie doit se reposer largement sur les agences, mais sans accès à internet, ses options se restreignent. J'espère qu'une âme charitable nous entendra et nous aidera à trouver un logement
, déclare-t-elle. Ce souhait reflète une inquiétude partagée par de nombreuses familles en quête d'un toit pour leurs aînés, souvent laissés à l'abandon dans les méandres d’un système immobilier impitoyable.
À travers ce récit, l’appel à une réforme des pratiques immobilières et un meilleur soutien aux personnes âgées est essentiel pour éviter de telles situations à l'avenir. Des experts pointent également l'importance d'initiatives communautaires qui pourraient redonner espoir et sécurité à des personnes comme Arlette.







