Les récents événements en Iran ont tourné à la violence, notamment avec la mort d'un membre des forces de sécurité dans la ville de Harsin, suite à des heurts avec des manifestants. L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême du pays, a reconnu la légitimité des revendications économiques des citoyens, tout en affirmant que les émeutiers doivent être « remis à leur place ».
Cette mobilisation, initialement liée à l'inflation croissante et à la dépréciation de la monnaie, a vu des manifestations éclater dans au moins 25 villes, touchant notamment des zones du sud et de l'ouest de l'Iran, comme l'a rapporté l'agence de presse Mehr. Malgré les efforts des autorités pour dialoguer avec les manifestants, des affrontements meurtriers continuent de survenir. Au moins huit personnes ont perdu la vie lors de ces récentes manifestations, qui rappelent les mouvements antérieurs, comme ceux de 2022 après la mort de Mahsa Amini.
À Téhéran, des rassemblements ont eu lieu, où des commerçants exprimaient leur mécontentement face à la situation économique. Khamenei a appelé à une réponse ferme contre ceux qu'il désigne comme des émeutiers, déclarant que la conversation est inutile dans ces cas, et affirmant que les autorités s'efforcent d'aborder ces problèmes économiques. Dans un contexte où la population s'exprime de plus en plus ouvertement contre le régime, des slogans tels que « Mort au dictateur ! » résonnent lors des rassemblements, comme l'a rapporté l'agence Fars.
Les événements actuels, selon des experts politiques, sont symptomatiques d'un désenchantement croissant envers le gouvernement iranien. Le climat de tension entre les revendications sociales et la riposte des autorités laisse craindre une intensification des violences. Les observateurs européens, notamment ceux de **France24**, soulignent que le régime iranien tente de naviguer entre la répression et la reconnaissance des difficultés économiques sans perdre le contrôle.
Toutefois, la situation actuelle semble moins explosive que par le passé. Les protestations de 2022, bien que similaires, avaient vu une participation massive à travers le pays, avec des centaines de milliers de citoyens dans la rue. Aujourd'hui, bien que la colère gronde, il reste à voir jusqu'où les manifestants iront face à une réponse gouvernementale de plus en plus musclée.







