Le tribunal judiciaire de Bayonne a rendu son verdict ce jeudi concernant un grand-père de 82 ans, condamné à un an et demi de prison avec sursis pour des attouchements incestueux sur sa petite-fille alors âgée de 10 ans. Ces actes se sont produits durant l'été 2020 et ont été révélés par la victime il y a cinq ans.
Les faits ont eu lieu dans un logement familial composé de deux appartements distincts, l'un occupé par les grands-parents et l'autre par leur fille et ses deux enfants. Selon le rapport du tribunal, la petite-fille a dénoncé les agressions qui se sont déroulées lors d'une sieste. L'accusé a reconnu avoir commis les faits, bien qu'il n'ait pas fourni d'explications claires.
Le jugement impose également au grand-père une obligation de soins et l'oblige à indemniser sa victime. Une interdiction de paraître au domicile de la petite-fille a été décidée, bien que la procureure n'ait pas demandé cette mesure. Me Bertrand Bouvet, avocat de la défense, a exprimé son désaccord : « Cette décision revient à expulser deux personnes âgées en période hivernale ». Il considère que l'interdiction de contacts aurait été suffisante.
Le tribunal a justifié sa décision par la gravité des faits et la nécessité de protéger la jeune victime. Un appel contre la décision peut être déposé dans un délai de dix jours. En attendant, les grands-parents devront trouver un autre logement.
Ce cas soulève également des questions sur la justice française et les protections accordées aux mineurs face aux abus. Des experts en droit de la famille, comme Laurent Martinet, soulignent l'importance d'une réévaluation des sanctions pour les infractions d'agression sexuelle sur mineurs afin de mieux protéger les victimes. Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large, où la France redouble d'efforts pour améliorer la législation contre les abus sexuels.







