La hausse des tarifs des trains à bas coût Ouigo suscite de vives inquiétudes parmi les usagers. Selon une étude de la Fédération des usagers des transports, cette évolution met en lumière un manque d'équilibre entre l'offre et la demande, entraînant potentiellement une restructuration des services.
Jérôme Laffon, directeur général de Ouigo, a récemment répondu aux critiques dans un entretien accordé à Ouest-France. Il a souligné que l'augmentation des tarifs visait à maintenir la qualité des services tout en soutenant le développement des infrastructures. Ces ajustements de prix sont souvent justifiés par les coûts croissants associés à l'exploitation, notamment en matière de maintenance et d'innovation.
Actuellement, Ouigo exploite 38 trains, et son parc devrait atteindre 46 rames d'ici la fin de 2026, avec à terme un total de 50 trains, qui sont pour beaucoup issus des anciens Inoui et remis à niveau. Cette décision peut être perçue comme une réponse à l'augmentation continue de la demande pour des options de transport abordables.
Les experts du secteur expriment des réserves concernant cette stratégie tarifaire. Pierre Simon, un analyste en transports, a déclaré que « l'équilibre entre compétitivité et rentabilité est essentiel pour garder la clientèle ». Il est également crucial que la SNCF n'oublie pas que la satisfaction du client dépend de l'accessibilité des prix, tout en tenant compte des besoins d'investissement dans le futur.
Pendant ce temps, le départ en retraite des anciens Inoui pourrait également modifier le paysage ferroviaire français, amenant une offre à bas coût à surclasser certains services premium. Les usagers s'interrogent sur leur avenir dans ce contexte où les tarifs fluctuent. En définitive, la stratégie adoptée par la SNCF et notamment Ouigo marquera un tournant dans le paysage ferroviaire français, et seuls les mois à venir permettront de juger de son efficacité.







